Gréve et démagogie: un coupable démasqué
17 novembre
J’ai retrouvé le nom du ministre qui impute le réchauffement climatique aux gréves : Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. Celui qui, pendant le Grenelle de l’environnement, fut l’un de ceux qui s’est opposé farouchement à la baisse des vitesses autorisées sur routes et autoroutes – qui aurait permis un gain en terme de carburant de plus de 10%- et à tout ce qui remettait en cause la voiture. Dominique Bussereau continue à œuvrer au développement du programme autoroutier et ce en contradiction flagrante avec les conclusions du Grenelle ! C’est encore lui qui a été le premier a déclencher une grève générale définitive du rail en annonçant la fermeture de 260 gares de fret !
Faut-il rappeler à ce comique que le dérèglement climatique et le renchérissement du coût des matières premières n’est pas le résultat d’une grève de quatre jours mais le fruit d’une politique en trompe l’œil qui fait la part belle au tout routier… ce que s’acharne à faire depuis plusieurs années Dominique Bussereau en asséchant les budgets dédiés aux transports en commun et au développement du fret ferroviaire ? Au lieu de faire semblant d’être écolo, pour mieux cacher son inaction et sa soumission aux pontes du BTP, le secrétaire d’Etat aux Transports serait mieux inspiré en cessant sine die les allusions démagogiques que ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu.