grenelle de l'environnement ou syndrôme de Stockholm
29 octobre
Au fur et à mesure que le temps passe, les naturalistes et les écologistes se demandent s’ils n’ont pas rêvé. Ils se demandent tout simplement ce qui reste des enthousiasmes, de l’ambiance de caserne et de resto-U, des tapes dans le dos et des demi-mesures ou des annonces hypocrites. Ils s’aperçoivent que, désormais, les « autres » ne sont plus de vrais copains mais que « quand le bâtiment va, tout va ». Damned !
Car, il semble bien que le programme autoroutier n’ait pas disparu, que le moratoire OGM ne pourrait durer que trois mois, que la trame verte sera laissée à la bonne volonté des élus et des entreprises, que pour les pesticides on attendra, que le gel des sites nucléaires n’est pas celui des réacteurs, que les agriculteurs pourront continuer à pourrir les eaux.
A la réflexion, ce Grenelle de l’environnement ne serait qu’une nouvelle version du célèbre « demain on rase gratis ». Ce n’est pas certain, mais cela devient plausible...