Interdits de vivre mais permis de manger des fraises espagnols dégueulasses et pourries
Samedi 28 février
Bon, vous avez compris chers lecteurs.
On ne mange plus de viande,
On laisse tomber la charcuterie,
On bannit les tripoux,
On n’abuse pas du poisson,
On arrête le pinard,
On fait l’impasse sur la bière,
On casse ses bouteilles de gnole comme en Iran,
On ne regarde plus la télé parce que ça fait grossir,
On ne lit plus le journal parce que ça entretient des déprimes,
On n’abuse ni du lait ni du fromage,
On ne fume plus,
On jette les chichons et les pétards,
On balance son portable,
On met la borne wi-fi à la cave,
On ne drague effrontément pas les dames,
On ne harcèle pas bêtement les mecs,
On ne sort ni sans casque ni sans gilet pare-balles,
On ne traverse que « dans les clous »,
On n’insulte pas le président,
On est gentil avec les « poulets »,
On n’abuse pas du poulet de batterie
Et évidemment, on ne baise plus, ce n’est pas bon pour le coeur.
Mais qu’est-ce qu’on va s’emmerder jusqu’à 90 ans...
Par contre,
Il est permis d’avaler les pesticides qui traînent sur le fruits et légumes et plus particulièrement sur le fraises espagnoles qui arrivent sur le marché français depuis une quinzaine de jours,
Recommandé d’avaler du nitrate avec l’eau pour ne pas faire de peine à la Lyonnaise des Eaux,
Et également d’acheter toutes les saloperies proposées par les grandes surfaces parce qu’il faut sauver le commerce.
On peut avaler n’importe quel antibiotique dans le peu de viande que l’on a encore le droit de manger,
On doit acheter une nouvelle bagnole pour faire plaisir à Sarkozy,
Il est permis de respirer un air pollué,
Permis d’habiter prés d’une centrale nucléaire,
Permis de passer ses vacances à l’ombre d’un incinérateur,
Permis de se baigner dans une eau dégueulasse pour ne pas désespérer le tourisme.
Elle n’est donc pas si terrible que cela notre « société des interdits »...