L'Otan, les violences, la télé et la ministre de l'Intérieur
Samedi 4 avril
Sur France 3, la journaliste envoyée spéciale de la chaine, à court d'arguments, a expliqué qu'un quartier de Strasbourg avait été comme "ravagé par la guerre". On voit bien que cette chère enfant, soucieuse de se faire bien voir, n'a jamais connu de guerre ni de villes ou de villages ravagés par la guerre. Trois batiments incendiés (ce qui est idiot, sauf pour l'Ibis, car ces hôtels ne méritent rien d'autre), si stupide que cela soit, ne mérite pas cette "appréciation" destinée à affoler le bon peuple de France. Du coup, Cruella, plus connue sous le nom de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur en remet une louche en expliquant que tous les sommets de l'Otan sont ainsi victimes de violence "comme à Gênes où il y a eu un mort". Sauf que, à Gênes, il s'agissait du G 8 et que la violence fut exclusivement le fait de la police italienne. La première fliquette de France, dans son émotion politique, a même oublié d'évoquer sa chère "mouvance marxiste anarco-libertaire".
Nous vivons décidément une époque formidable...