Sarko, trés mauvais écolo...
8 mars
+ Jeudi soir, face à Nicolas Hulot appelé un quart d’heure après l’heure prévue (22 heures 47 au lieu de 22 h 30), Nicolas Sarkozy a eu bien du mal a se dépêtrer de ses contradiction en matière écologique, prétendant que les écologistes voulaient « interdire la voiture » ( 60 % des Français ne peuvent pas se passer de leur voiture et c’est une idéologie sectaire de dire le contraire) et a accusé les pays en voie de développement de « contribuer à l’épuisement des ressources », ajoutant que l’on ne pouvait pas demander aux Français de « choisir en l’écologie et l’économie ». Nicolas Hulot a dénoncé le « culte de la croissance » face à quelqu’un qui ne l’écoutait pas et était pressé d’en finir avec un exercice qui ne l’intéressait pas. Ce pénible échange sur l’écologie et les sidérantes hésitations de Sarkozy auront duré 12 minutes sur une émission de plus de deux heures, la responsable du débat ayant rapidement mis fin aux bafouillages et aux approximations du candidat. Reste à Nicolas Hulot à se contenter de la promesse d’une taxe carbone et du refus de diminuer de moitié le programme nucléaire. Manifestement, face à un candidat lui répétant « je vous connais bien », comme pour induire une improbable complicité, Hulot était déçu. Il aurait du s’en douter face à quelqu’un qui, quand il était ministre de l’économie, a refusé toutes les taxes écologiques ; et face à quelqu’un qui, officiellement, il y a quelques jours, a refusé de rencontrer les journalistes spécialistes de l’environnement.
Prochain épisode sur la même chaine la semaine prochaine avec Ségolène Royal face au même Nicolas Hulot.