Ségolène Royal, l'écologie et le nucléaire
28 mars
Au cours d’un interview exclusivement consacré à des problèmes d’environnement, interview de sept minutes accordée mercredi soir à Pierre Bouchenot, grand reporter à France 3-Centre, Ségolène Royal a déclaré en substance.
Nucléaire et EPR. Ségolène Royal a expliqué que ce qui c’est passé à la centrale de Belleville (prise d’assaut par 17 militants de Greenpeace) et la signature imminente du décret autorisant la construction de l’EPR illustrait « un grave déficit démocratique ; si je suis élu il y aura immédiatement un grand débat sur la question de l’énergie parce que les citoyens doivent participer à la décision, et pas seulement pour le nucléaire ».
Sur les énergies renouvelables, Ségolène Royal a regretté que la France qui était pionnière dans ces énergies, n’ait pas poursuivi ses efforts et qu’EDF n’ait pas investi dans ce secteur. « Nous avons pris trop de retard et je ferais en sorte que ce retard soit rattrapé ».
Ségolène Royal a confirmé que, progressivement, la part du nucléaire dans la production électrique serait ramenée à 50%
Sur les pesticides et les produits chimiques la candidate a regretté « la loi du silence qui a trop longtemps régné car il existe un lien direct entre les produits chimiques, agricoles et autres, et la santé. Si je suis élu je ferais en sorte qu’il y ait une diminution drastique de l’utilisation de ces produits. Dans ma région j’ai multiplié par 4 l’aide à l’agriculture bio et à l’installation des jeunes agriculteurs ; j’ai également favorisé la présence des produits bio dans les cantines. Lorsque je serais élue les Régions pourront utiliser directement une partie des aides à l’agriculture, de façon à favoriser ceux qui en ont le plus besoin ».
Sur les OGM : « il faut un moratoire sur les OGM en plein champ, il faut les réserver à des espaces confinés. Là également il faut une grande transparence et donc une consultation large, complète des citoyens ».
Cet entretien n’a pas été repris par FR3 national…