Qui êtes-vous ?

Ma photo
Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

vendredi 12 décembre 2008

halte aux tomates et oubliez les cerises, il faut boycotter ces aliments

Vendredi 12 décembre

Je voudrais bien, au moment où le paquet-climat européen et les négociations de Poznan sur le climat battent de l'aile, que tous ceux qui se plaignent (à juste titre) de la baisse du pouvoir d'achat cessent d'acheter des tomates "hors saison". Et les fêtes de fin d'année ne doivent pas être l'occasion d'acheter des cerises (par exemple) qui auront parcouru des milliers de kilomètres en avion. Il faut systématiquement boycotter ces fruits hors saison qui gaspillent de l'énergie. Il faut encore plus boycotter les magasins bios qui nous proposent (je pense à Naturalia racheté récemment par Monoprix) ces fruits hors saison (Argentine, Chili, Nouvelle Zélande...)sous prétexte qu'ils sont bios. Il doit y avoir une limite à l'incohérence !

Les assureurs lassés de payer les désastres font pression sur les négociations climatiques

Vendredi 12 décembre

Quand leurs bénéfices sont menacées, le grandes multinationales commencent à se préoccuper du climat. Tout le monde, au cours de la conférence de Poznan qui se termine dimanche, a remarqué l’activisme et les pressions des grandes compagnies d’assurance pour que des mesures soient prises rapidement pour limiter ou réduire les désordres climatiques liés aux émissions de CO2 et de méthane. Les assureurs ont calculé que depuis une vingtaine d’années les inondations liées à l’évolution du climat ont augmenté de 350 % , tandis que celles provoquées par des typhons ou cyclones ont augmenté de 100%. Situation, disent les assureurs et surtout les réassureurs, qui leur coûte de plus en plus cher, l’année 2008 ayant battu de nouveaux records de destructions à rembourser. D’autant plus qu’il leur faut à chaque fois également rembourser les dégâts affectant les cultures et les industriels de plus en plus fréquemment assurés. Et, de plus en plus, les forêts qui sont essentielles pour la stabilité climatique seront également assurées en tant que « puits de carbone » répertoriés par le Protocole de Kyoto. A Poznan, ces compagnies ont donc fait, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), pression pour que des décisions positives soient prises. Il en a été de même à Bruxelles à propos du « paquet-climat » en cours de finalisation. Les assureurs, réunis dans un groupe de pression de 18 compagnies mondiales, ont expliqué en coulisses, à Poznan comme à Bruxelles, que faute d’avancées ils allaient augmenter fortement leurs primes. Aussi bien pour les industries et les collectivités que pour les particuliers. Faute de progrès, ont-ils fait savoir, non seulement les augmentations seront importantes pour tout le monde mais en plus ils pourraient être amenés à refuser certaines garanties. Ce qui remettrait par exemple en cause les remboursements liés aux déclarations d’ « état de catastrophe naturelle ».
Mais, en écoutant Madame Kosciusko-Morizet et monsieur Borloo qui n’est pas encore remis de son ivresse du vote (provisoire) de la loi Grenelle 1, on se rend bien compte que la crise économique rend sourd à l’écologie. C’est bien pratique...

Un départ en reportage dans le Caucase entrainera peut-être une interruption ou un ralentissement du blog pendant une dizaine de jours

dimanche 7 décembre 2008

Censure au ministère de l'Ecologie: l'Institut Français de l'environnement supprimé par Kosciusko-Morizet et Borloo

Dimanche 7 décembre

Par décret, le ministère du développement durable et autres lieux découverts à marée basse, vient de faire un nouveau pas dans la censure des informations environnementales. L’Institut Français de l’Environnement n’existe plus. Depuis 1991, créé à l’initiative de Michel Rocard et de Brice Lalonde, cet organisme installé à Orléans fournissait à la presse et aux décideurs qui avaient envie de savoir, des chiffres, des faits, des statistiques, des observations dressant la chronique heureuse ou malheureuse de l’évolution de la nature et de l’environnement en France, voire en Europe. L’essentiel était publié tous les mois sous forme de synthèse sur un thème précis (eau, immobilier littoral, dépenses environnementales, artificialisation des sols, pollution des eaux, pollution de l’air, biodiversité, etc.) et chaque année était édité un « Etat de l’environnement » de plusieurs centaines de pages qui ne masquait aucun problème, aucun chiffre.
Pendant des années, malgré les difficultés, les chercheurs, enquêteurs et statisticiens de l’IFEN ont fait un travail aussi silencieux que remarquable. C’est grâce à leurs travaux que j’ai écrits des dizaines d’articles précis et documentés. Ils avaient l’art et le talent de lancer les journalistes sur les bonnes pistes, de débusquer, mine de rien, les mensonges officiels ; y compris dans les domaines sensibles comme le nucléaire ou l’énergie. Ils auront été efficace aussi bien sous la gauche que sous la droite. Ils viennent de le payer cher et les journalistes perdent une référence précieuse en ces temps où le Grenelle dit de l’environnement part en quenouille.
Enivrée par sa montée dans l’appareil de l’UMP, Madame Kosciusko-Morizet s’est laissée faire. Enivré par on ne sait trop quoi et quelques succès faciles auprès du Président, Monsieur Jean-Louis Borloo a signé le décret assassin, partant du principe que pour soigner un malade le plus efficace est de casser le thermomètre.
L’association des Journalistes pour la Nature et l’Ecologie a protesté. Mais sous le régime actuel, le slogan est vigueur est plus que jamais : « cause toujours, tu m’intéresses... »

samedi 6 décembre 2008

Un nouveau témoignage sur les descentes de gendarmes dans les écoles du Gers

Samedi 6 décembre

Lundi 17 novembre 2008, 10h. 30,
Ecole des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.
Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent.
Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.
Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! »
Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente.
La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.
Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable.
Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.
Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.

Un professeur qui ne manque jamais de faire contre la drogue une prévention qu'il juge intelligente.

mardi 2 décembre 2008

Le récit de l'incroyable perquisition d'une classe de 4° par les gendarmes de Marciac

Mardi 2 décembre

Hier j'ai évoqué les méfaits des chiens que Nicolas Sarkozy a lâché à travers le pays et je faisais allusion à cette perquisition musclée et gendarmesque dans des classes de 4°(oui, vous avez bien lu, 4°) du collége de Marciac dans le Gers.
Voici le récit intégral, attesté par son père, que l'une des victimes, Zoé, avec ses propres mots, fait de l'intervention des gendarmes.




« Il nous l'avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire
une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours
comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes
faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous
étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde!?? » . Elle n'était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s'est
ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement!!! Il
y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en
fait!) et un gendarme très gros.
Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos
mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! »
Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il
mord, ça pique! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes
et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe
tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien
s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et
arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière
son bureau bouche bée.
Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a
claqué des doigts en disant: « Sortez mademoiselle, avec toutes vos
affaires! » Elle a rangé son sac, s'est levée et s'est apprêtée à sortir
mais le dresseur l'a repris vite: « Et ton manteau! » Elle a rougi et
emporté aussi son blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors
sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le
retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser
de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes...
Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre
fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent
fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme
me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je
n'étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se
faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui
fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et
cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les
personnes qui l'entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne
fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C'était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards
des deux autres gendarmes.....
Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le
surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le
reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit
enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche
dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à
l'intention de l'autre gendarme: « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis
de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien
trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses
mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!
Je dis à l'intention de tous « C'est bon arrêtez, je n'ai rien!!!! »
La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac
m'a dit: « tu peux ranger! ».
J'ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en
classe après avoir donner le nom du village où j'habite.
De retour en classe, la prof m'a demandé ce qu'ils ont fait. Je lui ai
répondu qu'ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j'ai eu du mal à
me consacrer au math!
Tout ça c'est ce que j'ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m'a aussi raconté.
Le chien s'est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même
traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l'ont carrément emmené
à l'internat où nous dormons. Le chien s'est acharné sur toutes ses
affaires m'a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des
fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement
répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!
Le CPE l'a ramené ensuite au collège et elle m'a raconté.
Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit
que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.
Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd'hui?
Une élève de 4ème nous a dit que le chien s'est jeté sur son sac car il y
avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l'air aussi surpris
que nous! Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se
passe t il?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n'ont pas été directement
concernés! »

Zoé

lundi 1 décembre 2008

SARKOZY DRESSE ET LACHE SES CHIENS ET REGRETTE ENSUITE QU'ILS MORDENT TOUT LE MONDE

Lundi 1er décembre

Après l’inqualifiable façon dont la police puis une juge ont traité mon confrère de Libération Vittorio de Filippis (insultes, arrestation devant les enfants sans se préoccuper de leur sort, menottes, deux fouilles à corps et comparution menotté...) à la suite d’une banale plainte pour diffamation pour la parution d’un message internet sur le site du journal, Michèle Alliot-Marie a expliqué que la procédure avait été normale, Rachida Dati et quelques autres ministres on dit la même chose suivis dans ce registre par l’ineffable syndicat de police qui use ses déclarations à couvrir toutes les bavures. En fin de journée, Nicolas Sarkozy a dit qu’à son avis il y avait quand même un problème. Comme dans les interrogatoires de police où il y a le flic gentil et le flic méchant qui se partagent le travail.
De toutes façons, même si l’étonnement sarkozien était sincère il faut simplement lui rappeler le destin de tous les dresseurs : quand on incite constamment ses chiens à mordre il ne faut pas s’étonner qu’ils le fassent tout le temps et hors de propos. Trop tard pour les renvoyer à la niche, trop tard pour les remettre en laisse : les chiens du pouvoir sont lâchés sur les justiciables, sur les chômeurs, sur les malades, sur les gens qui pensent de travers. Et pour la police et cette juge, quel plaisir, pour plaire au prince, que de « se faire » un journaliste. De libé en plus ! Le super-pied...
Comme celui qu’on du prendre les gendarmes de Marciac le 19 novembre quand ils ont lâché leur chien, Bigo, dans l’intérieur d’une classe de quatrième du collège pour que la bête déchiquette les sacs à dos des enfants afin de voir s’ils ne contenaient pas du hash. Sans que les enseignants osent réagir, avec l’accord du directeur. Cet exploit a été complété par la fouille à corps (encore !) de deux fillettes de 13 ans sur lesquelles, évidemment, ils n’ont rien trouvé. Sarkozy va-t-il aussi s’excuser après avoir incité ?
Ces deux histoires sont d’autant plus inquiétantes et à vomir qu’il y a en dizaine semblables chaque jour en France survenant à des inconnus qui ne peuvent pas se défendre et faire appel à la presse ou à ce qu’il en reste.
Désormais, aussi souvent que nécessaire, il y aura sur ce blob une chronique d’information expliquée intitulée :
« Nicolas Sarkozy est un preneur d’otages permanent, la preuve... ».
Il y a quand même des limites à la dérive vers le fascisme !

samedi 29 novembre 2008

Un scandale: la banque alimentaire aux portes des grandes surfaces

Samedi 29 novembre

Au risque de passer une fois de plus pour un grincheux, je suis scandalisé par l'opération de la "Banque alimentaire" qui se déroule cette fin de semaine aux portes des grandes surface.
L'opération est surtout un bénéfice pour les dites grandes surfaces puisque les clients y achètent au prix fort, pour les donner ensuite, des produits que la dite Banque alimentaire pourrait acheter directement aux producteurs industriels en gros et donc beaucoup moins chers. Cette opération ne coûte rien aux magasins qui se donnent ainsi à bon compte une respectabilité tout en améliorant leurs bénéfices.
Conclusion: aujourd'hui, c'est de l'argent que j'ai donné aux ramasseurs de produits, ce qui m'a évité de participer, pour une bonne cause, à l'augmentation des profits de Carrefour, Champion, Auchan, Casino et quelques autres.
Comment la Banque alimentaire peut elle être assez naïve ou stupide (au choix...) pour organiser ce genre de manifestation. Tout ça pour avoir le "droit" de fouiller dans les poubelles de ces magasins.
Et Sarkozy dont la politique crée chaque jour quelques milliers de chômeurs, il a fait ses courses dans une grande surface, ce samedi ?
Aprés une journée passée à interroger des agriculteurs du Loiret qui gagnent à peine le SMIG et sont souvent au niveau du RMI parce ce que ces mêmes grands distributeurs pèsent sur leurs prix, je trouve cette quête indécente !

jeudi 27 novembre 2008

Victior Hugo fait de la politique

Jeudi 27 novembre

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre a échappé."

Victor HUGO, dans "Napoléon, le petit" (Réédité chez Actes Sud)

Vous pensiez à quelqu’un d’autre ?

la question du travail le dimanche est purement idéologique et n'a rien à voir avec l'économie

Jeudi 27 novembre

Je reviens sur la question du travail du dimanche car il est évident que la pression gouvernementale est purement idéologique : il faut habituer les salariés de ce pays à accepter toutes les dérégulations, il faut supprimer tous les repères d’existence, il faut morceler la vie des gens pour qu’ils acceptent encore plus d’être taillables et corvéables à merci. C’est pour cela que des grandes surfaces sont désormais ouvertes tard le soir bien qu’accueillant de rares clients : il faut désorienter les salariés, les matraquer psychologiquement pour les rendre plus malléables. Comment croire...
- que les gens vont dépenser plus d’argent dans les grandes surfaces parce qu’ils pourraient le faire le dimanche. Allonger le temps des courses n’a jamais alimenté les comptes en banque.
- que les magasins et grandes surfaces vendront plus. Pour les mêmes raisons : les moyens des clients, qui plus est touchés par la crise, ne sont pas extensibles.
- que les salariés des magasins, quels que soient leurs niveaux dans la hiérarchie, pourront refuser d’être « volontaires ». On licenciera ceux qui diront non.
- que les salariés du dimanche ne seront pas en grande partie des précaires qui seront moins bien payés.
- que les grandes surfaces et magasins sont vraiment la distraction ou la « promenade » qu’il faut offrir aux Français.
- que l’on ne peur pas vivre sans faire des courses le dimanche.
Il ne s’agit pas d’une bataille économique mais d’une lutte purement idéologique correspondant à la mise au pas des salariés, mise au pas qui s’étendra peu à peu à d’autres domaines.
Si le pouvoir veut offrir des promenades dominicales il existe une solution simple : tous les monuments et les musées ouverts le dimanche et gratuits.

mercredi 26 novembre 2008

FAUT-IL SAUVER LA VOITURE POUR SAUVER DES EMPLOIS ?

Mercredi 26 novembre

La France, les Etats Unis et d'autres s'apprêtent à soutenir financièrement les fabricants de voiture. En France, le président Sarkozy qui avant de jouer au pompier économique joua au pompier écolo, va soutenir la production de voitures individuelles avec prés d'un milliard d'euros. On comprend bien la logique qui consiste à sauver des emplois; elle serait presque compréhensible si le président français avait le moindre véritable souci pour le sort des chômeurs, lui qui fait licencier à tour de bras dans les services publics. (ou j'ai bien écrit licencier, car il n'y a pas que les suppressions de postes au moment des départs à la retraite) Dans un pays où les banques lourdement renflouées par l'Etat utilisent cet argent pour reconstituer leurs bénéfices plutôt que de le prêter. Le capitalisme n'est pas mort, il devient plus intelligent...
Mais, de toute façon, est-ce bien raisonnable de sauvegarder une activité industrielle alors que tout le monde connait les effets néfastes du produit final? Sur notre santé et sur l'avenir de la planète. Relancer le marché automobile alors qu'il faudrait, avec les mêmes sommes, sauver la production de transports en commun, c'est une fois de plus foncer en marche arrière. En profitant de la baisse provisoire du pétrole pour relancer des hordes de voitures en ville.
Il serait préférable, pour éviter l'augmentation du nombre des chômeurs, de consacrer les aides à tout ce qui est transport public plutot que de financer des constructeurs qui refusent depuis des années de prendre l'environnement en considération tout en engrangeant des bénéfices qu'ils ont redistribué à leurs actionnaires.
Une fortune pour la voiture, pas grand chose pour la SNCF...

dimanche 23 novembre 2008

Nouvelles informations à propos des soi-disant terroristes" de la SNCF

Dimanche 23 novembre

Une dernière information sur les "mis en examen" pour les "sabotages" de lignes TGV: l'un des jeunes mis en examen l'a été parce qu'en fouillant dans la mémoire des ordinateurs de France Télécom, la police a identifié son portable "à proximité" de la région où les fers à béton ont été accroché sur des caténaire. Explication: ce présumé coupable était dans un autocar avec d'autres étudiants, autocar qui se dirigeait vers les Pays Bas. Voici comment désormais, la "Société de surveillance" fabrique des coupables et surtout des boucs émissaires.

Que vous pensiez que Julien Coupat soit coupable ou non (qui que soit le responsable des actes de malveillance personne ne courrait le moindre danger), vous pouvez lui soutenir le moral en lui écrivant:

Julien Coupat
N°d'écrou 290 173
42 rue de la Santé
75013 Paris

jeudi 20 novembre 2008

Le régne de Sarkozy: les très riches face aux très pauvres

Jeudi 22 novembre

"La plus grande preuve du malheur d'un pays est l'opposition entre la très grande richesse et la très profonde pauvreté; plus la différence est marquée, plus le pays est malheureux"
(Caspar Riesbeck, historien austro-hongrois, 1783)

mercredi 19 novembre 2008

L'affaire des "saboteurs" de la SNCF: quand la justice et les médias prennent le train de la police

Mercredi 19 novembre

Dimanche 16 novembre, neuf membres présumés d’une « cellule invisible » qualifiés « d’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome » par la ministre de l’Intérieur, ont été mis en examen pour « destructions en réunion en relation avec une entreprise terroriste ». Quatre d’entre-eux ont été mis en liberté sous controle judicaires et cinq incarcérés. Sans qu’il existe, en l’état actuel de l’enquête, la moindre preuve qu’ils aient de prés ou de loin participé aux actes de malveillance qui avaient perturbé une semaine plus tôt le trafic des TGV DU Nord et de l’Est. Ce qui n’a pas empêché la plupart des médias de répéter les vraies-fausses informations répandues par les policiers pour accréditer l’existence d’un « groupe de terroristes », basé à Tarnac en Corrèze, en train de préparer des sabotages. Quelques informations méritent d’autant plus connues qu’elles n’ont pas été répercutées ou examinées par la presse.

L’ultra-gauche?
Gouvernements et ministres de l’Intérieur ont toujours aimé inventer des ennemis de l’intérieur : depuis le début des années 70, ils ont été baptisés « casseurs », « autonomes » et « inorganisés ». Le terme « ultra-gauche », remis au goût du jour a, été inventé dans les années 20 en Allemagne pour qualifier une tendance s’efforçant de marier marxisme-léninisme et anarchisme. Pas grand chose à voir avec des éleveurs de moutons et des épiciers corréziens lisant quelques livres plus ou moins farfelus et préparant un grand soir virtuel au cours de discussions dans un bistrot de la rue Mouffetard. Pour Michèle Alliot-Marie, depuis des mois, ces gens et d’autres constituent officiellement « l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ».
Le groupe cellule invisible existe-t-il ?
Pour la Sous Direction anti-terroriste (SDAT) et pour la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), la réponse est positive depuis au moins sept mois, depuis qu’elles ont reçu instructions de « trouver des terroristes français ». Mais ce groupe n’a jamais existé comme structure et le mot choisi à dessein par la police et la justice pour les désigner n’a été que la signature collective d’un livre, « L’insurrection qui vient » (éditions La Fabrique). Livre théorique plutôt fumeux qui n’a rien d’un « manuel de sabotage ». Il n’a fait l’objet d’aucune procédure depuis sa parution le 22 mars 2007 et reste en vente libre pour 7 euros. Une seule réalité : une partie des résidents de Tarnac participaient systématiquement à des manifestations depuis leur installation progressive en 2002.

Les services spéciaux américains
Le couple « principal » des accusés aurait été repéré en janvier 2008 dans une manifestation organisée devant le bureau de recrutement de l’armée américaine qui se trouve depuis des années sur le terre plein de Times Square, à Manhatan. Ni la première ni la dernière des manifestations dans ce lieu symbolique de New York. Quelques jours plus tard le couple aurait été interpellé avant la frontière canadienne pour « défaut de papiers ». Premier mystère: là première fois, depuis septembre 2001, que des policiers américains laissent filer des étrangers avec des papiers suspects. Deuxième incohérence : dans leurs premières distillations « d’informations » aux journalistes, les policiers français expliquent que ce couple était soupçonné d’avoir participé à une dégradation du bureau de recrutement. Jusqu’à ce que l’on apprenne que « l’attentat » a eu lieu en avril, Julien et Yldune étant depuis des mois en France. La version officielle française est pourtant que les services spéciaux américains ont (auraient) signalé le couple deux jours après « l’attentat ».

Un groupe sous surveillance ?
Selon nos informations, au moins depuis deux ans et demie comme la plupart des groupes ou des individus participant régulièrement à des manifestations; la mise en fiche particulière, avec suivi par des officiers de police, des manifestants considérés comme « actifs » ou « récidivistes » a été ordonnée le 25 mars 2006 par Nicolas Sarkozy lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur, au lendemain des premières manifestation anti-CPE réussies. Michèle Alliot-Marie a pris le relais en étendant le système de suivi.

Le groupe était-il infiltré ?
La question se pose : à en croire ceux qui ont approché des membres du groupe, dans le XX éme à Paris et en Corrèze, il n’aurait jamais été question, au delà des discours, du moindre passage à l’acte. Si la pose des fers à béton sur des caténaires est prouvée, ce qui n’est pas encore le cas, il se dit dans l’entourage du groupe que parmi les personnes relâchées (il y a eu 21 interpellation le 9 novembre au matin) figurerait un personnage qui a beaucoup insisté, il y a trois mois, pour un passage de la théorie à la pratique, idée qui rencontrait des résistances. L’Histoire des milieux anarchistes est riche d’inflitrations-provocations dans lesquelles la police n’intervient qu’après l’acte illégal « suggéré ». Soupçons à rapprocher d’un témoignage accusateur sous X (anonymat donc garanti) fait « spontanément » jeudi dernier par un membre du « groupe » dans une brigade de gendarmerie du Puy de Dôme.

La ministre de l’Intérieur réinvente le délit d’opinion
Le 13 novembre, un représentant du Parquet de Paris a déclaré : « les éléments recueillis ne permettent pas de les présenter comme coupables, le délit d’opinion n’est pas criminalisé en France ». Le procureur de Paris, sur instructions, a estimé le contraire. Au début de l’enquête, le 8 au matin, les gendarmes ont annoncé disposer d’empreintes et de traces ADN. Dimanche, elles n’existaient plus. Les mises en examen, comme l’expliquent les avocats, ont donc été essentiellement faites sur des présomptions puisque dans l’état de l’enquête, il n’existe aucune preuve. Mais il est vrai que des policiers on confié aux journalistes à propos de Julien « Vous savez il est très intelligent ». Ce qui constitue sans aucun doute une circonstance aggravante.

lundi 17 novembre 2008

Nathalie Kosciusko-Morizet prépare un numéro de comique politique et écologique

Lundi 17 novembre

Bon, ce truc dont pas une virgule n'a été modifiée, c'est juste pour faire rire, pour détendre le lecteur. Il n'y a pas le moindre trucage, Nathalie a bien envoyé ce texte ce matin pour qu'il soit reproduit dans les journaux. A consommer avec modération comme preuve que la fréquentation de l'UMP finit par amoindrir les facultés mentales...

"Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie tient à saluer la 6ème édition de la fête des entreprises « J’aime ma boite » organisée ce jour en ouverture de la « Global Entrepreneurship Week »1. Alors que le collège des entrepreneurs et le collège des salariés ont pleinement pris leur part pour la réussite du Grenelle de l’environnement, elle souhaite que la mutation environnementale de notre société qui s’initie soit un facteur de cohésion au sein de
toutes les entreprises. Si selon un sondage2 réalisé à cette occasion par le mouvement ETHIC (Entreprises de taille humaines, indépendantes et de croissance) en partenariat avec CANALCE, 79% des salariés sont prêts à dire qu’ils « aiment leur boite », Nathalie Kosciusko-Morizet estime que cette proportionpeut encore être améliorée par l’intégration plus poussée par les entreprises de critères de
responsabilité sociale et environnementale (RSE).
Avec le Grenelle de l’environnement, le Gouvernement fait le pari d’une économie nouvelle qui sait que l’environnement est un investissement. Tous les indicateurs prouvent que les entreprises peuvent compter sur une forte mobilisation de leurs salariés sur ces thématiques motivantes car porteuses de sens. « En ces temps de crise financière et économique, les salariés ne peuvent qu’être sensibles à des
démarches de meilleures prises en compte par les entreprises des enjeux environnementaux non seulement locaux mais aussi mondiaux – changement climatique, perte de la biodiversité, problèmes de santé liés à l’environnement, … - qui peuvent donner du sens à leurs yeux à l’activité économique » tient-elle à affirmer.
"

dimanche 16 novembre 2008

G 20 et magasins ouverts le dimanche

Dimanche 16 novembre

Fantastique: dans son effort colossal (disent mes confrères) de remise en cause du capitalisme, le G 20 a décidé à l'unanimité et à la demande du président français, d'autoriser l'ouverture des magasins le dimanche, magasins qui restaient fermés depuis une loi de 1906 en France, fermeture qui explique la crise économique et le blues des banquiers.

jeudi 13 novembre 2008

La pollution en France, le G 20: discours, postures et impostures

Jeudi 13 novembre

La ministre de l’environnement vient de nous promettre à la fois de publier bientôt des cartes de pollution et de lancer une réflexion sur ces pollutions. Elle fait ainsi semblant d’oublier deux choses/
- D’abord que les cartes de pollution existe depuis une vingtaine d’années et que tout le monde peut les consulter sur le site du ministère.
- Que la réflexion sur les pollutions a commencé le 2 février 1971 avec la nomination du premier ministre de l’Environnement.
Ce qui n’a rigoureusement rien changé. Il n’existe qu’une seule solution efficace, solution qui ne relève ni des réunions, ni des cartes, ni des réflexions, ni des colloques : contraindre les entreprises à diminuer les pollutions et les aménageurs à ne plus détruire le cadre de vie et la nature.
Ces déclarations de bonnes intentions sont à peu prés aussi vaines et inutiles que la réunion du G 20 de samedi à Washington, réunion « carte postale », réunions postures et impostures dont le résultat sera de convoquer une autre réunion dans quelques mois. A Washington ils seront vingt réunis pendant quatre heures. Si je compte bien cela fera au mieux 12 minutes par pays représentés...

mercredi 12 novembre 2008

Les fantasmes sur l'ultra-gauche

Mercredi 12

Chez moi, je viens de le vérifier après avoir écouté la télé (pas d'images en dehors d'une consoeur à qui les flics viennent de distiller quelques "information"), j'ai trouvé

- Un carte de France des voies ferrées (qui me permet de constater que l'on en ferme de plus en plus)
- Un fer à souder
- Du fil de soudure
- Plusieurs livres sur l'anarchie, au XIX éme comme au XX éme siécle
- Des photos de manifestations violentes
- Un médaillon et une statuette représentant Lénine
- Un gilet pare-balles
- (Censuré par prudence)
- Un narguilé
- Des outils
En outre,
- Beaucoup d'amis dans le XX éme
- J'habite à cent mètres de la librairie "suspecte".
- Plusieurs verres bus au bistrot "Le verre à pied"
- J'enseigne dans un fac pleine de "gauchistes"
- Je connais bien Gérard Miller, un ex-mao qui pilla le magasin Fauchon
- J'ai un ami qui s'appelle José Bové qui éléve des moutons et fut un militant libertaire.
Est-ce que cela fait de moi un "suspect" relevant d'une ultra-gauche parait-il terroriste ? Le nouveau nom inventé pour faire peur par la ministre de l'Intérieur pour les "casseurs" des années 70 et les 'autonomes" des années 80

Plus fort que le fichier Edwige, l'appel à la délation organisé et financé par le ministère de l'éducation nationale

Mercredi 12 novembre

La presse commence à se faire l’écho de l’appel d’offre de « veille sur le monde enseignant, élèves et étudiants » lancé le 15 octobre sous le n° CCP 2008/ 57 par la délégations à la communication du Ministère de l’Education nationale.
Voici un extrait de ce que l’agence de détective privée sélectionnée sera censée (pour 220 000 euros par an) faire pour le ministère, ceci pour permettre au ministère de passer « en mode alerte visant à transmettre systématiquement les informations stratégiques ou les signaux faibles susceptibles de monter de manière inhabituellement accélérée ».


- Les vidéos, pétitions en ligne, appels à démissions, doivent être suivis avec une attention particulière et signalées en temps réel.
- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau.
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation.
- Repérer les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerte et préconiser en conséquence.
La veille portera sur les sources stratégiques : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de parti politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leader d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grands publics et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux ainsi que sur les appels et pétitions en lignes, et sur les autres formats de diffusion ».

L’appel d’offre concerne également tous les médias et les réunions publiques.
- « L’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion et des arguments relayés et commentés ».

Autrement dit, le (défunt ?) fichier EDWIGE est largement dépassé, d’autant plus qu’il a déjà été précisé oralement à deux des prestataires de service (dont un cabinet de détectives privés) que l’adjudicataire devrait également fournir des « listes indicatives des internautes et leaders d’opinion concernés).

Conclusion: il n'y a pas que les vitrines des banques dans lesquelles il devient nécessaire de jeter des pavés !

mardi 11 novembre 2008

Baston chrétienne à Jerusalem, la production de bio en berne, l'illusion Obama et les curieux "terroristes" de la SNCF

Mardi 11 novembre,

Après la fin échevelée d’un livre et la sortie du roman « Inéluctable, le roman d’un accident nucléaire en France ». Un authentique roman, un thriller qui a fait l’objet d’une fiction diffusée il y a quelques jours par ARTE, je me réattelle à un blog un peu négligé depuis la disparition (tragique, bien sur...) de soeur Emmanuelle. Pour repartir d’un bon pied, quelques réflexions et informations en vrac.

- Pour rester dans la tonalité Emmanuelle, je dois dire que je ne me lasse pas des images du pugilat qui a opposé il y a quelques jours les orthodoxes et les catholiques arméniens dans l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem. Une authentique baston d’une dizaine de minutes commencée à coups d’énormes cierges, poursuivie à coups de poings et terminée par des tirages de cheveux,de barbes et de soutanes. Les belligérants du christ s’en sont vraiment mis plein la gueule. Réjouissant : pas un n’a tendu l’autre joue.
- Le salon du bio, Marjolaine, a ouvert ses portes au bois de Vincennes le 8 novembre et devrait accueillir 70 à 80 000 visiteurs jusqu’au 16 novembre. Il comporte un peu moins de farfelus et d’allumés que les autres années, moins d’escrocs du zen et autres thérapies farfelues. Mais ce salon ne doit pas masquer que si la consommation de bio augmente en France, par contre la surface des exploitations agricoles dédiées au bio stagne (+ 0,8 en un an). Alors que tous les chiffres, en valeur absolu et en pourcentage, augmentent dans tous les pays d’Europe. Premier résultat : la France se situe au 21 éme rang en Europe. Second résultat : la France importe entre 50 et 80 % de ce qu’elle consomme en bio. Ce qui pour le moins est contradictoire avec l’un des objectifs du bio, réduire l’empreinte écologique puisqu’une part importante des produits parcourent des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans nos assiettes. Sans parler, évidemment des pommes et autres fruits bio hors-saison que proposent des chaînes de distribution de bio, par exemple Naturalia, récemment rachetée par Monoprix...
- A ceux qui auraient la naïveté de penser que l’élection de Barack Obama, a changé les Etats-Unis et son désir de suprématie, attendent un peu avant de se réjouir. Comme l’ont fait des dizaines de confrères comme pressés d’être absouts de leur pêché supposé « d’anti-américanisme ».
- L’histoire des « terroristes de la SNCF » me laisse pour l’instant très sceptique. Nos services très spéciaux n’auraient-ils pas incité quelques anars à la faute en les infiltrant de façon à créer une actualité « inquiétante » de toute pièce ?
- Il faut peut-être rappeler que les combats qui se déroulent dans l’Est du Congo et menacent la vie d’un million de déplacés et réfugiés, sous le regard indifférent des forces des l’ONU, n’ont rien de politique et d’idéologique. Ils constituent simplement un nouvel épisode des guerres que se mènent quelques multinationales pour continuer à exploiter toutes les richesses de cette région, notamment le Coltan (pour les portables) et les bois précieux qui servent à faire des meubles de jardins. Comme par le passé, ce sont les grands singes, bonobos et gorilles, qui en feront les frais en poursuivant encore plus rapidement leur disparition.