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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

dimanche 16 novembre 2008

G 20 et magasins ouverts le dimanche

Dimanche 16 novembre

Fantastique: dans son effort colossal (disent mes confrères) de remise en cause du capitalisme, le G 20 a décidé à l'unanimité et à la demande du président français, d'autoriser l'ouverture des magasins le dimanche, magasins qui restaient fermés depuis une loi de 1906 en France, fermeture qui explique la crise économique et le blues des banquiers.

jeudi 13 novembre 2008

La pollution en France, le G 20: discours, postures et impostures

Jeudi 13 novembre

La ministre de l’environnement vient de nous promettre à la fois de publier bientôt des cartes de pollution et de lancer une réflexion sur ces pollutions. Elle fait ainsi semblant d’oublier deux choses/
- D’abord que les cartes de pollution existe depuis une vingtaine d’années et que tout le monde peut les consulter sur le site du ministère.
- Que la réflexion sur les pollutions a commencé le 2 février 1971 avec la nomination du premier ministre de l’Environnement.
Ce qui n’a rigoureusement rien changé. Il n’existe qu’une seule solution efficace, solution qui ne relève ni des réunions, ni des cartes, ni des réflexions, ni des colloques : contraindre les entreprises à diminuer les pollutions et les aménageurs à ne plus détruire le cadre de vie et la nature.
Ces déclarations de bonnes intentions sont à peu prés aussi vaines et inutiles que la réunion du G 20 de samedi à Washington, réunion « carte postale », réunions postures et impostures dont le résultat sera de convoquer une autre réunion dans quelques mois. A Washington ils seront vingt réunis pendant quatre heures. Si je compte bien cela fera au mieux 12 minutes par pays représentés...

mercredi 12 novembre 2008

Les fantasmes sur l'ultra-gauche

Mercredi 12

Chez moi, je viens de le vérifier après avoir écouté la télé (pas d'images en dehors d'une consoeur à qui les flics viennent de distiller quelques "information"), j'ai trouvé

- Un carte de France des voies ferrées (qui me permet de constater que l'on en ferme de plus en plus)
- Un fer à souder
- Du fil de soudure
- Plusieurs livres sur l'anarchie, au XIX éme comme au XX éme siécle
- Des photos de manifestations violentes
- Un médaillon et une statuette représentant Lénine
- Un gilet pare-balles
- (Censuré par prudence)
- Un narguilé
- Des outils
En outre,
- Beaucoup d'amis dans le XX éme
- J'habite à cent mètres de la librairie "suspecte".
- Plusieurs verres bus au bistrot "Le verre à pied"
- J'enseigne dans un fac pleine de "gauchistes"
- Je connais bien Gérard Miller, un ex-mao qui pilla le magasin Fauchon
- J'ai un ami qui s'appelle José Bové qui éléve des moutons et fut un militant libertaire.
Est-ce que cela fait de moi un "suspect" relevant d'une ultra-gauche parait-il terroriste ? Le nouveau nom inventé pour faire peur par la ministre de l'Intérieur pour les "casseurs" des années 70 et les 'autonomes" des années 80

Plus fort que le fichier Edwige, l'appel à la délation organisé et financé par le ministère de l'éducation nationale

Mercredi 12 novembre

La presse commence à se faire l’écho de l’appel d’offre de « veille sur le monde enseignant, élèves et étudiants » lancé le 15 octobre sous le n° CCP 2008/ 57 par la délégations à la communication du Ministère de l’Education nationale.
Voici un extrait de ce que l’agence de détective privée sélectionnée sera censée (pour 220 000 euros par an) faire pour le ministère, ceci pour permettre au ministère de passer « en mode alerte visant à transmettre systématiquement les informations stratégiques ou les signaux faibles susceptibles de monter de manière inhabituellement accélérée ».


- Les vidéos, pétitions en ligne, appels à démissions, doivent être suivis avec une attention particulière et signalées en temps réel.
- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau.
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation.
- Repérer les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerte et préconiser en conséquence.
La veille portera sur les sources stratégiques : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de parti politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leader d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grands publics et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux ainsi que sur les appels et pétitions en lignes, et sur les autres formats de diffusion ».

L’appel d’offre concerne également tous les médias et les réunions publiques.
- « L’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion et des arguments relayés et commentés ».

Autrement dit, le (défunt ?) fichier EDWIGE est largement dépassé, d’autant plus qu’il a déjà été précisé oralement à deux des prestataires de service (dont un cabinet de détectives privés) que l’adjudicataire devrait également fournir des « listes indicatives des internautes et leaders d’opinion concernés).

Conclusion: il n'y a pas que les vitrines des banques dans lesquelles il devient nécessaire de jeter des pavés !

mardi 11 novembre 2008

Baston chrétienne à Jerusalem, la production de bio en berne, l'illusion Obama et les curieux "terroristes" de la SNCF

Mardi 11 novembre,

Après la fin échevelée d’un livre et la sortie du roman « Inéluctable, le roman d’un accident nucléaire en France ». Un authentique roman, un thriller qui a fait l’objet d’une fiction diffusée il y a quelques jours par ARTE, je me réattelle à un blog un peu négligé depuis la disparition (tragique, bien sur...) de soeur Emmanuelle. Pour repartir d’un bon pied, quelques réflexions et informations en vrac.

- Pour rester dans la tonalité Emmanuelle, je dois dire que je ne me lasse pas des images du pugilat qui a opposé il y a quelques jours les orthodoxes et les catholiques arméniens dans l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem. Une authentique baston d’une dizaine de minutes commencée à coups d’énormes cierges, poursuivie à coups de poings et terminée par des tirages de cheveux,de barbes et de soutanes. Les belligérants du christ s’en sont vraiment mis plein la gueule. Réjouissant : pas un n’a tendu l’autre joue.
- Le salon du bio, Marjolaine, a ouvert ses portes au bois de Vincennes le 8 novembre et devrait accueillir 70 à 80 000 visiteurs jusqu’au 16 novembre. Il comporte un peu moins de farfelus et d’allumés que les autres années, moins d’escrocs du zen et autres thérapies farfelues. Mais ce salon ne doit pas masquer que si la consommation de bio augmente en France, par contre la surface des exploitations agricoles dédiées au bio stagne (+ 0,8 en un an). Alors que tous les chiffres, en valeur absolu et en pourcentage, augmentent dans tous les pays d’Europe. Premier résultat : la France se situe au 21 éme rang en Europe. Second résultat : la France importe entre 50 et 80 % de ce qu’elle consomme en bio. Ce qui pour le moins est contradictoire avec l’un des objectifs du bio, réduire l’empreinte écologique puisqu’une part importante des produits parcourent des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans nos assiettes. Sans parler, évidemment des pommes et autres fruits bio hors-saison que proposent des chaînes de distribution de bio, par exemple Naturalia, récemment rachetée par Monoprix...
- A ceux qui auraient la naïveté de penser que l’élection de Barack Obama, a changé les Etats-Unis et son désir de suprématie, attendent un peu avant de se réjouir. Comme l’ont fait des dizaines de confrères comme pressés d’être absouts de leur pêché supposé « d’anti-américanisme ».
- L’histoire des « terroristes de la SNCF » me laisse pour l’instant très sceptique. Nos services très spéciaux n’auraient-ils pas incité quelques anars à la faute en les infiltrant de façon à créer une actualité « inquiétante » de toute pièce ?
- Il faut peut-être rappeler que les combats qui se déroulent dans l’Est du Congo et menacent la vie d’un million de déplacés et réfugiés, sous le regard indifférent des forces des l’ONU, n’ont rien de politique et d’idéologique. Ils constituent simplement un nouvel épisode des guerres que se mènent quelques multinationales pour continuer à exploiter toutes les richesses de cette région, notamment le Coltan (pour les portables) et les bois précieux qui servent à faire des meubles de jardins. Comme par le passé, ce sont les grands singes, bonobos et gorilles, qui en feront les frais en poursuivant encore plus rapidement leur disparition.

mercredi 22 octobre 2008

D'Emmanuelle à Ingrid

Mercredi 22 octobre

Nous avons perdu Soeur Emmanuelle, mais courage camarades, il nous reste Ingrid Betancourt.

jeudi 16 octobre 2008

Fichiers de police: la fête à Edwige et salauds de jeunes

Jeudi 16 octobre

S’agissant d’Edwige, de sa petite soeur au nom imprononçable pour désamorcer intelligemment la contestation , ou des dizaines de fichiers qui traînent dans son sillage et s’accumulent sur nos existences et notre avenir, les adversaires les plus redoutables de ceux qui voudraient sauver un minimum de libertés ne sont ni le président de La République et ses obsessions sécuritaires, ni Michèle Alliot-Marie et son fouet policier, ni Brice Hortefeux et sa fausse bonhommie, ni les socialistes qui se s’indignent que lorsqu’ils n’en sont pas les inventeurs, ni la Sécurité sociale, ni les assureurs et banquiers maniaques qui veulent limiter leurs risques ou leurs dépenses en nous dépouillant avec la complicité des politiques de nos vies privées. Ce qui revient à faire de nous tous des coupables et des tricheurs potentiels. Tous ces gens qui surfent sur les peurs et les fraudes qu’ils inventent jour après jour, tablent sur l’indifférence de la jeunesse, des adolescents à qui nous n’avons pas su transmettre que notre intimité était précieuse, que la libre animation de la société civile était essentielle et que l’informatisation de nos vies n’était pas seulement un jeu.
Pour comprendre à quel point les jeunes ne s’intéressent pas à nos peurs, pour comprendre que ce pouvoir, celui là après les autres, joue sur du velours, il suffit d’aller sur Internet et de constater que des millions de jeunes y livrent leur intimité et éventuellement celles de leurs parents ou de leurs enseignants. Sans la moindre restriction puisque les promoteurs intéressés de la Toile et de ses multiples déclinaisons les ont convaincus que tout cela n’est qu’un jeu, qu’il s’agisse de conter ses obsessions ou celles d’un ami ou de piquer des chansons et des films d’une société faussement gratuite et libertaire.
Pour comprendre à quel point les adolescents ne s’intéressent pas à nos peurs, il suffisait il y a deux ans, de visiter en leur compagnie l’exposition de la Villette « Le corps identité ». Une exposition étalée sur des mois en raison de son succès et qui détaillait les mille et unes façon de nous ficher, de nous « reconnaître » ou de nous identifier. Fasciné par le cynisme de cet étalage de la meilleure façon de ne jamais être perdu de vue, un modeste panneau rappelant simplement au milieu des « machines à nous identifier » que la carte d’identité avait été inventé par Vichy pour y apposer la mention « Juif », j’y ai passé plusieurs jours. Pour tenter de nouer un dialogue avec les cohortes de scolaires, des beaux quartiers comme de la banlieue nord, venant s’amuser à découvrir les multiples aspects de la biométrie en compagnie de leurs enseignants indifférents et de guides de La Villette enthousiasmes. J’ai bien écrit s’amuser : impossible de les convaincre que derrière la reconnaissance de l’iris, de la pupille, de la voix, des empreintes digitales, de la forme de la main et l’enregistrement d’informations personnelles, préalable à la délivrance d’une carte d’identité chargée de ces repères, se cachent les risques d’un fichage définitif et, peut-être, parfait. Car au bout de la chaîne de l’exposition, chaque visiteur pouvait se voir délivrer un spécimen de carte d’identité à puce et à son nom, avec sa photo. Rigollot, ludique, où est le problème ?
Pour comprendre à quel point les politiques et les industriels de la surveillance et du fichage, car il s’agit aussi d’un marché fabuleux, visent à l’anesthésie des jeunes, il suffit de se référer au rapport interne du Gixel, l’association qui regroupe la majorité des marchands de surveillance et de fichiers. En 2004, examinant leurs marchés et leurs méthodes, ils écrivaient : « La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles et, en particulier l’usage de la biométrie. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour les faire accepter. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité, par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes : éducation dés l’école maternelle, les enfants utilisant ces technologies pour entrer à l’école, introduction dans la consommation, le confort ou les jeux (...) Pour faire accepter les technologies de contrôle et de surveillance il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gêne occasionnée. Là encore l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche ». Et tous les documents postérieurs de cette association et des gestionnaires de fichiers insistent sur la nécessité, à travers l’outil internet, de d’abord convaincre les jeunes de l’innocuité des fichages et de leur aspect convivial.
Mission, hélas, réussie. Ceux qui ne sont plus jeunes, n’ont pas su transmettre face à un rouleau compresseur à la fois industriel et politique.

dimanche 12 octobre 2008

Travailler le dimanche, gaspiller plus, transformer l'acte d'achat en valeur culturelle

Dimanche 13 octobre
Mon ancien journal, paraissant le dimanche, vole une nouvelle fois aujourd’hui à la rescousse d’un gouvernement qui, dans sa frénésie de dérégulation, la dérégulation qui brise ou émiette toute résistance sociale, veut faire ouvrir toutes les grandes surfaces le dimanche. En expliquant d’une part que les gens auront « plaisir à s’y promener » et d’autre part que les magasins vendront plus. Un lapsus pour « gagner plus », sans aucun doute. Même si ce n’est pas prouvé. Curieuse société que celle qui considère l’acte d’achat comme une récréation et cherche à faire consommer plus dans un univers qui constitue déjà une société de gaspillage tendant à faire acheter de plus en plus de produits rapidement jetables, y compris les vêtements, alors que des produits plus chers mais plus solides sont infiniment plus « rentables » pour les individus et les familles. Calcul facile à faire pour les individus et pour la planète.
Curieuse société que celle qui tente de faire croire à tout le monde en général et aux plus démunis en particulier, que les magasins ouverts le dimanche donneront plus de pouvoir d’achat à une population dont, majoritairement, les comptes en banque ne sont pas magiquement extensibles. Sauf à s’adapter en se laissant piéger par les célèbres crédits revolving dont la publicité monte en flèche.
Curieuse société que celle qui voudrait nous persuader qu’il n’existe pas, le dimanche, d’autres distractions que la visite d’une grande surface. Et qu’il n’existerait donc que le seul modèle américain dans lequel les achats superflus et éphémères couronnés par un mauvais Mac Do constituent les seuls plaisirs disponibles.

jeudi 9 octobre 2008

Crise financière, environnement oublié, n'est-il pas venu le temps de jeter des pavés dans les vitrines des banques ?

Jeudi 9 octobre

La crise financière qui se prolonge, crise dont les bénéficiaires sont des personnages et des entités du monde financier qui récupèreront de la main droite ce qu’ils ont fait semblant de perdre de la main gauche, va peser sur l’environnement, sur la nature et aussi sur les causes et les effets du dérèglement climatique. D’abord, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour trouver ce qu’il serait possible de faire pour la nature, l’environnement et contre les pollutions avec seulement dix pour cent des milliards d’euros (le total dépasse largement désormais les 1200 milliards pour ce qui est connu) que différents pays (des Etats Unis à l’Europe en passant par la Russie) ont consacré (et ce n’est pas fini) à sauver des banques et des établissements financiers qui ont construit leur fortune et leur puissance sur l’exploitation des ressources naturelles, sur le commerce de l’argent et évidemment sur le chômage des salariés. Car évidemment, la préoccupation environnementale, ne doit pas faire oublier ce que des millions d’hommes vont subir, quand ils ne le subissent pas déjà : chômage, petits boulots, temps partiel, sans oublier la célèbre mobilité qui entraîne encore plus de dégagement de gaz à effet de serre.
Cette crise, comme je l’écrivais il y a quelques jours, va servir de prétexte à « ramener à la raison », les écologistes et les protecteurs de la nature, en leur expliquant que leurs exigences sont déplacées, que l’urgence est au retour de la croissance, qu’il ne faut pas ajouter au « fardeau » des entreprises. Comme si, au delà de la crise financière, l’économie ne continuait pas, cahin-caha, à fonctionner et à polluer. Tous ces bons apôtres, en choeur soigneusement coordonnés avec nos parlementaires, commencent à nous expliquer que, oui, évidemment, ils auraient bien voulu faire un geste pour l’environnement, mais qu’il n’y a plus de sous. Disons, pour en terminer avec la crise, que, simplement, on ne sait pas encore où sont passés ces sous. Donc, nos députés en discussion sur l’une des lois du Grenelle, au bout de trois jours, ont déjà (majoritairement et y compris à gauche) fait la preuve, dans leur entreprise de démolition du peu de résultats de ce Grenelle, qu’ils sont ignorants, incompétents, stupides et surtout sensibles à tous les groupes de pression. Exemples : Jean-François Coppé, patron des députés UMP, dirige la bataille contre ce qui reste du Grenelle dans le (premier) projet de loi en expliquant qu’elle ne doit rien coûter à l’Etat, et l’ineffable Patrick Ollier (de la même secte) qui a mené bataille contre le loup en expliquant qu’ils avaient été introduits dans le Mercantour par des hélicoptères du ministère de l’environnement, est en train de mener, pour EDF, une guérilla consistant à faire adopter un amendement visant à classer le chauffage électrique comme « écologique ».
Finalement, devant tous ces gaspillages, ces pillages et ce culot monstre des libéraux, je me demande très sérieusement si le temps n’est pas venu d’aller jeter des pavés dans les vitrines des banques.

PS qui n’a rien (enfin...) à voir : le maire de Paris, candidat (libéral, même s’il ne le dit plus trop fort)à la direction du PS peut il expliquer pourquoi la taxe d’habitation parisienne payable pour 2008 a augmenté, en moyenne, de 58 à 70 % ?

samedi 4 octobre 2008

Les connards anti-éoliennes repartent à l'assaut et la majorité profite de la crise pour tordre le coup aux petites avancées écologiques

Samedi 4 octobre

En défilant ce samedi devant le ministère de l’Ecologie, les militants anti-éoliennes ont rappelé à la France qu’il existait toujours, notamment venus du XVI éme arrondissement tout proche, des militants du passé qui ne pensent qu’à leurs chers paysages. Dignes héritiers réactionnaires et un peu rances de l’idéologie française de la nature-décor qui sut autrefois se faire entendre avant les défenseurs de la nature et de l’environnement. La meilleure preuve en est qu’ils ont obtenu une loi de « protection des sites » en 1930, soit prés de cinquante ans avant la première loi de protection de la nature. Grâce, à l’époque, au sous-ministre des Beaux Arts qui se moquait, comme les « militants » du paysage et du « point de vue » pour cartes Michelin, de la diminution de la biodiversité commencé dés la fin du XIX éme siécle et mis en avant par l’alors très respectée et puissante association « Sites et monument ». Depuis que les éoliennes représentent une, je dis bien une, des solutions à la pénurie d’énergie et à la crise climatique, ces combattants des châteaux, des manoirs, des gentilhommières et de leurs sacro-saints paysages, se lancent à l’assaut des moulins à vent modernes que sont les aérogénérateurs, trouvant leurs Sancho Panca gras et gros dans le vivier passéiste du Sénat, tandis que Giscard (si peu...) d’Estaing fait de grands moulinets avec ses bras auvergnats pour tonner lui aussi contre les éoliennes. Ces « braves gens », au service du lobby nucléaire, qui se présentent comme les défenseurs des campagnes où ils ne veulent pas que, parait-il, leurs belles maisons se déprécient pour cause d’éoliennes, répandent à tous vents que les éoliennes massacrent les oiseaux, font un bruit du tonnerre et consomment plus d’énergie qu’elles en produisent. Avec des chiffres truqués et des statistiques tronquées. Et les voilà qu’ils s’émeuvent de nouveau et font pression sur les élus nationaux pour qu’il devienne plus en plus difficile d’implanter ces aérogénérateurs. Samedi, ils hurlaient au scandale parce que, à un horizon lointain, il pourrait y avoir 15 000 éoliennes sur le territoire français, ce qui ne fait qu’une demie-éolienne par commune ! Je peux rappeler à ces connards rétrogrades qui ne paraissent choqués ni par les pylônes à haute-tension, ni par les centrales nucléaires, ni par les grandes surfaces qui enlaidissent toutes les banlieues à portée de leurs chers monuments historiques, qu’une province comme la Navarre, 10 000 kilomètres carrés, en compte déjà 1200 et que ses habitants non seulement, je l’ai constaté sur place, ne s’en plaignent pas mais en réclament d’autres, satisfaits que ces moulins à vent fournissent jusqu’à 34 % de l’électricité qu’ils consomment. Et pour toute l’Espagne, le chiffre de 15 000 sera bientôt atteint pour toute l’Espagne sans que des cohortes d’imbéciles ne descendent dans la rue. Tout simplement, aussi, parce que les gens de Navarre et d’ailleurs, se sont aperçus qu’au pied d’une éolienne, on peut poursuivre tranquillement une conversation et que les oiseaux ne s’en portent pas plus mal.
Quant à la crise que nous vivons, elle va servir, comme aux Etats-Unis, à justifier toutes les régressions possibles et imaginables dans le domaine de la protection de la nature et de l’environnement. Parce qu’il ne faut pas « embêter » les industriels et les entreprises constructrices de routes, de ronds-points et d’autoroutes qui n’arrivent plus à joindre (qu’ils disent) les deux bouts malgré les restrictions et les bas salaires qu’ils imposent à ceux qu’ils emploient. Le Grenelle et ses lois en attente vont se dissoudre dans la crise financière et dans le hargne anti-écolo des parlementaires de la majorité, une majorité qui trouve de l’argent pour renflouer des banques et des promoteurs immobiliers mais qui, pour le reste et notamment pour l’environnement, rappelle sur tous les tons que les caisses sont vides. Les mêmes qui ont hurlé contre les « taxes vertes » non pas par crainte de lever de nouveaux impôts ou de frapper les plus pauvres, mais parce qu’ils ont saisit une bonne occasion de s’en prendre à ceux qui pensent qu’une autre croissance est non seulement possible mais urgente. Ils sont dans le même camp que les adversaires des éoliennes et dans le camp des gens qui réduisent systématiquement les transports en commun et les trains. Tout en décidant que les salariés devront accepter des boulots (sous peine de suppression des allocations de chômage) de plus en plus éloignés de leur domicile.
Et enfin, justement, je voudrais bien que, cessant de recopier servilement les dossiers de presse qui leur sont fournis par les organisateurs du Mondial de l’automobile, mes confrères cessent de parler de « voiture non polluantes » alors qu’il s’agit seulement, pour une partie des modèles offerts que de voitures moins polluantes. Quant aux voiture électriques annoncées, peut-on rappeler (outre les problèmes qu’elles posent) que la Régie Renault, en 1959, nous les promettait pour « dans quelques années » avec le modèle Dauphine électrique. Promesse qui a été régulièrement répétée à chaque crise du pétrole et de l’énergie plus chère...

vendredi 19 septembre 2008

Les taxes vertes sont elles écologiques et sociales?

Vendredi 19 septembre

Quel que soit le résultat du combat de coqs entre les ministres associés de l’écologie, le président, le sous-président et les députés de l’UMP, il est permis de se poser (au moins) trois questions à propos des « taxes vertes » et du bonus-malus qu'elles impliquent.
D’abord si seule l’incitation financière fonctionne pour la majorité de la population (essentiellement dans ce cas par la classe moyenne et les revenus élevés) pour orienter l’acte d’achat vers un produit plus « écologique » ou pour éviter le gaspillage, cela signifie tout simplement que la prise de conscience tant vantée n’existe pas ; et que tous les sondages qui présentent comme acquises d’énormes majorités sur cette prise de conscience, ne sont que le reflet d’un « politiquement correct » induit ; ne serait-ce que parce que rien dans l’évolution (évolution étant un mot bien fort) de notre société de consommation n’incite à la mise en pratique d’une consommation responsable. J’ai donc beaucoup de doutes sur une écologisation (très relative) de notre société reposant exclusivement sur le bonus-malus. Exemple : tous ceux qui ont acheté (plus qu’avant) une voiture (un peu) moins polluante pour bénéficier de quelques centaines d’euros, auraient pu d’eux même faire ce choix de la moindre pollution, vu la modicité de l’avantage par rapport au prix de l’engin. Quant aux acheteurs de 4 X 4 et autres voitures (plus) polluantes, quelques centaines d’euros en plus ne changent rien et dans le fond, les confortent dans leur sentiment d’appartenir à une autre classe (supérieure).
Et s’agissant des voitures, comment ne pas être sceptique sur la volonté écologique d’un gouvernement qui laisse Renault (dont il est actionnaire) délocaliser la fabrication des voitures bon marché (avec bonus) qu’il faudra ramener en France sur des milliers de kilomètres au prix d’un extraordinaire gaspillage énergétique...
Et enfin, mais je n’ai sans doute pas encore assez réfléchi et serait heureux de recueillir l’avis des lecteurs de ce blog, les taxes écologiques ou vertes, n’en déplaisent aux Verts et aux associations de protection de la nature, ne sont-elles pas aussi un impôt imposé aux plus pauvres ?
Encore un rappel : le principe pollueur-payeur (bonu-malus, donc), a été inventé par la loi sur l’eau de 1964. Cette taxe à la quantité de pollution est peu à peu devenue pour les entreprises une sorte de « droit de polluer » pas cher. Et les cours d’eau français sont toujours pollués...

vendredi 12 septembre 2008

Le pape et le président au secours de toutes les grenouilles de bénitier et des sectes qui nous menacent

Vendredi 12 septembre

Le mauvais esprit ayant plus soufflé sur moi que le Saint-Esprit, je regrette profondément cette mise en scène « républicaine » de la visite d’un pape, visite qui était à l’origine destinée à visiter Lourdes pour le 150 éme anniversaire des miracles de Bernadette Scoubidou. Mais Nicolas Sarkozy a insisté pour qu’il vienne bénir l’Elysée où il vit dans le pêché avec une Italienne. La laïcité « positive » (ce serait folie de se priver de religion) offert au Pape par le président de la République implique que, bientôt, les catholiques, les protestants, les musulmans, les juifs, les bouddhistes et toutes les sectes qui s’obstinent à sortir de leurs ashrams, vont bientôt imposer leurs manies, leurs interdits, leurs préjugés alimentaires ou vestimentaires à tout le monde, y compris aux laïcs qui sont majoritaires en France. Ce qui figure en tête de la Constitution. Aspect positif de l’accumulation des heures et jours sacrés : trois ou quatre jours de congés par semaine et l’obligation religieuse de passer très prochainement au 30 heurs par semaine. Avec comme slogan : prier plus pour gagner moins.
Preuve en passant, qu’un pape ne fait plus de miracle : le Panzercardinal est allé dans le 5 éme arrondissement de Paris, fief de Jean Tibéri et le dernier des magouilleurs chiraquiens est toujours inculpé pour des délits électoraux.
Un mystère non résolu par le Pape : celui de l’immaculée conception de l’enfant de Rachida Dati. Y a vraiment pas de justice et la police est partout puisque la Républiques avait mobilisé hier 3600 membres des forces de l’ordre.
A la question posée par le Pape sur la place que doit tenir la religion, il n’existe qu’une seule réponse : les bigots de toutes les obédiences restent chez eux et dans leurs ashrams et n’emmerdent pas la société avec leurs interdits.
On ne le dira jamais assez : « A bas la calotte et vive la Sociale !»

mercredi 10 septembre 2008

Edwige: Alliot-Marie mange un bout de son chapeau et Sarkozy bat en retraite sur des positions préparées à l'avance

Mercredi 10 septembre

Ainsi que je le pressentais et ainsi que je l’ai expliqué dans divers médias, y compris ceux qui avaient "ignoré" mon livre il y a quelques mois, les animateurs de Sarkoland ont senti que, pour une fois, le fichier Edwige avait du mal à passer. Ce qui va nous donner droit à une gesticulation prévisible (et peut-être même prévue).
- Cruella, ministre de l’Intérieur, mange un petit bout de son chapeau.
- Après « concertation » avec les pigeons (Corinne Lepage par exemple), Cruella et son gouvernement nous donne « des garanties » et organise (avec quelles vérifications possibles ?) un mini recul sur la durée de conservation de la durée des « informations » sur les jeunes entre 13 et 18 ans. Plus une promesse que des données sensibles comme la religion, la santé, les orientations sexuelles, les fréquentations, etc. ne seront «qu’exceptionnellement» notées.
- A partir de là, deux solutions
- Le fichier Edwige est maintenu, modifié à la marge
- Le fichier Edwige est soumis au vote du parlement qui, avec la majorité que nous connaissons, confirmera tous ses aspects liberticides mais en excluant du fichier les « personnalités » politiques et syndicales. C’est leur seul problème, en fait...
Alors que, pas besoin de fichier, tout le monde sait à peu prés tout sur les politiques et les syndicalistes connus en dehors du nom du père (et encore...) de l’enfant de Madame Rachida Dati, la seconde Cruella du gouvernement.(Non, non, n’insistez pas, cela-ne-nous-regarde-pas !)
Reste alors l’essentiel : le fichage systématique de tous les Français, ils sont des centaines de milliers, qui sont engagés, à un titre ou à un autre, dans la société civile : des joueurs de pétanque aux protecteurs de la nature en passant par les altermondialistes, les enseignants, les manifestants et les syndicalistes du quotidien. Tous ceux qui donnent des cauchemars aux élus et aux préfets. Tous ceux donc, par exemple, qui sont stigmatisés par le Patriot Act voté en octobre 2001 aux Etats Unis, texte de plus de 300 pages qui restreint la liberté de tout le monde, à commencer par les protecteurs de l’environnement (en Alaska, par exemple).
Et, de toute façon, toutes les informations qui, de par la loi ou le règlement, n’auront plus officiellement droit de cité dans Edwige seront engrangés dans sa copine, le fichier Cristina qui offre l’immense avantage d’être secret, non consultable, non vérifiable et classé « Secret Défense ». Elle est pas belle la vie ?
La manipulation que je soupçonne est d’avoir, comme d’habitude, anticipé la réaction violente d’une partie de la société civile et médiatique, de façon à pouvoir reculer (après avoir mesuré le degré d’acceptabilité) sur des positions quasi-équivalentes et soigneusement préparées à l’avance.
Il ne reste donc, au moins dans l’immédiat, qu’une solution : l’abrogation du décret du 1er juillet qui, jusqu’à preuve du contraire, a toujours force de loi.
Sans oublier que de STIC à JUDEX en passant par les bases élèves, la Sécurité sociale et les grands fichiers privés (y compris ceux des agences immobilières par exemple) il existe encore une trentaine de fichiers attentatoires à nos libertés et à notre intimité.

Il ne reste plus qu'à attendre un miracle à l'occasion de la venue du Pape à Paris et à Lourdes...

mardi 9 septembre 2008

Fichier Edwige: Cruella, ministre de l'Intérieur, nous jette un os à ronger

Mardi 9 septembre

La ministre de l’Intérieur, notre Cruella nationale, vient de nous offrir un petit rabais sur le fichier Edwige. On verra, dit celle qui réussit à faire plus fort que Sarkozy mais en surveillant son langage, si un texte ne pourrait pas limiter la durée des données concernant les mineurs. D’abord, cette déclaration confirme que n’importe quel comportement (pas les délits, pas les condamnations) et observation subjectives de la police, de l’école ou des services sociaux sont bien prévus pour rester éternellement en mémoire ; ensuite cette concession du bout des lèvres signifie que, si le jeune est homo, bouddhiste, chrétien, contempteur de flics, habitué des bandes, zoneur, mal embouché avec les enseignants, les patrons ou les éducateurs à 17 ans et demi, bon, promis, on finira par oublier. Mais si le jeune a 18 ans et demi, les souvenirs resteront dans la mémoire de l’ordinateur de la police pendant toute sa vie, arme commode d’interdictions professionnelles.
Cette apparente concession illustre parfaitement la méthode employée depuis six ans par la droite : on annonce un projet gravissime qui provoque plus ou moins de hurlements et ensuite, on feint de céder sur quelques points mineurs comme cela c’est produit récemment sur la « base élève » des écoles primaires. Grâce à un recul provisoire et en trompe l’oeil, l’essentiel du nouveau fichage est vendu et les opposants, surtout au Parti socialiste qui compte bien profiter de cela un jour, se réjouissent en criant à la victoire. Et puis les gouvernements reviennent à la charge un peu plus tard. C’est ce que l’on appelle « tâter la faculté d’acceptation de l’opinion publique »...
Tiens, au fait, il fait quoi le PS dans cette affaire ? Et les écolos ? Ils sont au vert ?
Ben il est encore moins intelligent que Bayrou (c’est dire) qui a compris qu’il avait là un créneau porteur pour se refaire l’hymen.
La démocratie défendue par Bayrou, on croit rêver...

dimanche 7 septembre 2008

Fichier Edwige le curieux réveil d'Hervé Morin

Dimanche 7 septembre

La sortie de Hervé Morin sur le désormais fichier Edwige créé le 1er juillet dernier qui n’est que le 34 éme des fichiers qui nous cernent, me laisse rêveur. Je pense qu’il s’en moque complètement, d’autant plus qu’il fait semblant de croire que ce dernier fichier serait réservé à ceux qui se présentent à une élection, qu’ils soient élus ou non, alors qu’il concerne aussi tous les acteurs de la société civile. Y compris les responsables associatifs. Ce qui revient (notamment), comme avec le « Patriot Act » adopté en octobres 2001 aux Etats Unis à transformer les protecteurs de la nature, les défenseurs de l’environnement et les écologistes, en « ennemis de l’intérieur » à parti du moment où ils contestent la politique officielle de déménagement du territoire, les autoroutes ou le nucléaire.

Mon sentiment, d’après ce qui se dit dans les « milieux autorisés », c’est que monsieur Hervé Morin, le menteur de l’Afghanistan, a senti comme quelques autres que, pour une fois, l’opinion publique et médiatique a des doutes et commence à se mobiliser. C’est nouveau car, depuis une douzaine d’années, tous les fichages ont été acceptés par une population qui répète ce qu’on lui dit, à savoir que ces fichiers, c’est pour les « coupables », pour « les autres ». Peut-être, espérons le, qu’Edwige est le fichier de trop. Alors en attendant de ficher tous ceux qui « minent le moral de l’armée » sur la guerre en Afghanistan, monsieur Morin prend des précautions politiques et oratoires. Et je pense qu’il ne va pas être le seul à droite...

Mais, comme vient de le dire Jean-Pierre Raffarin, attendons que le Conseil d'Etat se prononce puisque nous sommes dans un "Etat de Droit". Tiens, tiens il a aussi senti le vent qui tourne ???


ps Est ce que les chasseurs imbéciles (pléonasme dans les Pyrénées...) qui viennent de tirer sur un ours et de le blesser vont être fichés? Y-a-t-il une case "idiots" dans Edwige ?

jeudi 4 septembre 2008

Afghanistan: la bonne et la mauvaise information selon le ministère de la défense. Paris: les faux derches qui s'en prennent à Florence Schaal de TF1

Vendredi 5 septembre

Quand le ministère de la défense, le Premier ministre et le président de la République racontent n’importe quoi sur la mort (regrettée, regrettable et probablement terrible) des soldats français en Afghanistan, cela s’appelle parait-il information et "respect des familles". Quand France Inter et Paris Match font un reportage sur les Talibans qui ont affronté ces soldats, il parait qu’il s’agit de « communication », de "soutien aux terroriste" et que c’est irresponsable. Ah bon ? Il y a une bonne et une mauvaise information, désormais ? Que je sache, le journaliste n'est pas tenu de choisir un camp, quoi qu'il puisse penser des militaires français matamores et des Talibans rétrogrades. Le journaliste n'est pas plus tenu de faire la promotion de l'armée française que de monter en épingle les doléances de monsieur Clavier qui déplore la disparition d'un coq en plâtre dans la propriété où il vit comme un coq en pâte.

Et quand les autorités françaises préfèrent le renforcement de la guerre et de la présence armée à l’aide humanitaire, à la reconstruction du pays et à la lutte contre la détérioration de l’environnement de l’Afghanistan, cela s’appelle comment ? La presse est d'ailleurs plus discréte sur ce point que sur les détails d'une embuscade qui n'est qu'un fait divers de guerre inévitable.

Ce "rappel au patriotisme" des journalistes français me rappelle deux situations: d'abord l’opprobre et les poursuites qui frappaient les journalistes quand ils rapportaient les revendications des Algériens souhaitant leur indépendance et parlaient de « guerre » alors que les gouvernements évoquaient les « événements d’Algérie » et le maintien de l’ordre; en ensuite le "pétage de plomb" généralisé que j'ai constaté à New York à mon arrivée le 13 septembre 2001 chez les journalistes américains qui ne parlaient que de Dieu dans leurs reportages et commentaires et qui se demandaient pourquoi (?) on avait fait cela aux Etats Unis.

Au fait, qui a vendu aux Talibans les équipements militaires des soldats français ?


ps Puisque je suis dans un jour de défense et illustration de mes confrères, je trouve assez scandaleux que ma consoeur de TF1, Florence Schaal (dont je connais par exemple, le courage dans l'affaire de la prise d'otage à l'école de Beslam), soit menacée de licenciement pour avoir annoncé en direct, pressée par sa hiérarchie avide de scoop, la mort d'un enfant qui a finalement été retrouvé vivant. Il parait que cette fausse information est insupportable et contraire à la déontologie. Entendre cela de la part des responsables d'une chaine qui n'avait pas viré Poivre d'Arvor aprés sa compromission avec un homme d'affaires lyonnais et sa fausse interview de Fidel Castro, cela vous fait regretter de ne pas être sourd. Florence Schaal a commis une erreur, certes, mais c'est péché véniel par rapport aux mensonges politiques et économiques permanents de TF1 et au pétainisme triomphant de monsieur Jean-Pierre Pernaud au journal de 13 heures.

mercredi 3 septembre 2008

Les nationalistes corses au secours du littoral: Reno et Auteuil dans leur collimateur

Mercredi 3 septembre

Bon, parlons sérieusement....

Tout prés de Porto-Vecchio, il reste au moins deux propriétés littorale à « visiter » : celle de Jean Reno, également ami de qui nous savons, et celle de Daniel Auteuil marié depuis deux ans à une héritière de beaux lambeaux du littoral corse du Sud. Bien entendu, il y a aussi les propriétés de du maire de Porto-Vecchio, député UMP de la Corse du Sud, président de l’assemblée territoriale corse, Camille de Rocca Serra, gros propriétaire terrien sur le littoral, notamment là où les nationalistes sont intervenus. Bien entendu, c’est cet élu-parrain qui délivre les permis de construire, qui supervise l’établissement de la nouvelle version du Plan d’Occupation des Sols et les décisions sur la « constructibilité » des terrains ; il a également des intérêts dans les sociétés de BTP. Ceci explique sans doute, que comme beaucoup d’élus corses, il réclame depuis des années des dérogations à la loi littoral qui protège, plus ou moins bien, toutes les côtes françaises. En fait, il est, avec ses camarades élus-politiques-promoteurs, sur le point de les obtenir.

On peut discuter des méthodes et de l’idéologie parfois douteuse des nationalistes corses, mais ils sont les seuls (comme le prouve l’annulation récente du pharaonique permis de construire du publicitaire Jacques Ségala) à se battre depuis des années contre la bétonisation de ce qui reste l’un des plus littoral français. Sur place, il suffit de s’y promener pour constater que non seulement il est en partie privatisé, interdit au public, mais également hérissé de constructions illégales.

Tout ceci explique la colère du président de la République qui protège les illégalités et les accroissements de fortune de ses amis aux dépends de l’environnement.

Après tout, la méthode du Préfet crameur de paillotes était bien la meilleure face à la lenteur de la justice corse sur les constructions illégales.

mardi 2 septembre 2008

Au secours Sarkozy, la police ne réussit pas à protéger mon jardin contre des chats gratteurs

Mardi 3 septembre

Je demande respectueusement au président Sarkozy de virer tous les policiers municipaux, tous les gendarmes de Gien (Berry) et de suspendre le maire de la ville car, dimanche et lundi, à deux reprises, trois chats à cols roulés et sans collier sont venus gratter dans mes plate-bandes de salades et de radis. C'est insupportable: y en a même un qui a pissé sur une courge.

Michel-Edouard Leclerc et le ministre Luc Chatel prennent la tête des escrocs du "pouvoir d'achat"

Mardi 2 septembre

La « défense du pouvoir d’achat » vient de prendre pied dans les médias, dans un mouvement unanime, du Figaro au Parisien en passant par les grands journaux régionaux, la télévision et France-Inter. C’est le sujet consensuel de la rentrée : « à bas la vie chère ! ».

Quel que soient les qualités éventuelles ou la pugnacité des journalistes qui se lancent dans cette croisade plus ou moins inspirée, je pense notamment à France Inter, il ne faut pas oublier que l’opération « pouvoir d’achat » a été décidée en très haut lieu et est orchestré par l’inénarrable secrétaire d’Etat Luc Châtel qui parcourt les provinces de France en débitant des banalités sur la Consommation (1) qui fait partie de son portefeuille ministériel, banalités qui sont rapportés jour après jour par les télévisions régionales.

Il s’agit, résumons simplement, d’une part d’ancrer dans l’esprit du public, que pour améliorer le pouvoir d’achat il suffit d’avoir recours à des trucs et des astuces de consommateurs (radins...) et d’autre part de faire semblant de pointer du doigt la grande distribution qui vient de recevoir un royal cadeau lui permettant d’installer plus facilement ses grandes surfaces. Lesquelles vont désormais écouler encore mieux leurs produits sous des enseignes « au rabais » où elles vendent les mêmes choses qu’ailleurs ou juste un peu plus dégueulasses. Cette offensive permet de faire oublier que les salaires ne progressent pas, au contraire de la précarité, et que les taxes nouvelles s’accumulent au moment où le ministère des Finances a décidé (cela est visible sur les feuilles d’impôts) de bricoler les barèmes d’impôt et de faire passer à la trappe la plupart des dons aux associations et les dépenses de bénévolat. Les efforts de communications et de diversion de monsieur Châtel sont exceptionnellement importants (budget de com et de déplacements extraordinaire) ; et outre qu’ils détournent de l’essentiel ils incitent les consommateurs à acheter les produits de (plus) mauvaise qualité (notamment pour la santé) et provoquant beaucoup plus de dégâts sur l’environnement, ce qui rend service à la fois à la grande distribution et aux producteurs de bouffe industrielle. On oublie le Grenelle de l’environnement pour un faux Grenelle du pouvoir d’achat.

L’escroquerie repose sur une réalité : personne, sauf les spécialistes (et encore ils ont du mal), n’est en mesure de passer d’un magasin (hard ou pas hard) à l’autre pour comparer les prix, les compositions, le poids et l’empreinte écologique. Donc il suffit de faire croire par une campagne de presse que les magasins « à bon marché » vendent moins cher en omettant d’insister qu’ils font partie des mêmes sociétés de distribution que les « autres ». Il s’agit donc de brouiller les pistes de l’augmentation des prix et des profits et l’escroc Michel-Edouard Leclerc, l’autoproclamé « pourfendeur de la vie chère » est comme d’habitude envoyé en première ligne pour entretenir sa fausse aura de mécène du consommateur.

A qui pourrait croire que les magasins « bon marché » sont différents des autres voici deux petits exemples péchés chez Ed : dans les yaourts Dia « aux fruits », le prix des 12 grammes de fruits (avec arome naturel qui sont en fait des copeaux de bois) est à 13, 30 euros le kilo ; dans les yaourts Danone Taillefine « aux fruits », la « trace » de pamplemousse revient à 19,5 euros au client. Avec une dernière remarque qui concerne la responsabilité du consommateur qui n’est pas innocent : pourquoi acheter de la scarole « Saint Eloi » épluchée et sous vide à 6,50 le kilo alors que la même scarole est vendue non emballée à 1 euro le kilo.

D’autre part, je rappelle que la gestion informatisées des flux d’achat avec les cartes de fidélité explique en grande partie les différences de prix entre magasins d’une même chaîne pour un produit identique lors des récentes enquêtes sur le pouvoir d’achat et les augmentations. En effet, ce n’est qu’un aspect de la question, le croisement des courbes des achats et des profils sociaux économiques de la partie répertoriée des clients (100 000 cartes de fidélité en France), permet de déterminer les seuils de prix (ou de qualité, également) « acceptables » et n’entraînant pas ou peu de baisse de vente. Ceci magasin par magasin, chacun étudiant les variations de l’acte d’achat en fonction d’une augmentation. Ces prix sont donc, grâce à ce système, de plus en plus fixés non pas en fonction du coût d’achat aux producteurs mais par observation de ce « seuil d’acceptabilité » déterminé jour après jour par l’informatique et analysé par des sociologues. Certains prix, puisque toutes les données peuvent être croisées, peuvent également être modulés en fonction de la partie du magasin où ils sont offerts.

(1) Genre : « Les Français ne dépensent pas moins, ils font simplement de nouveaux arbitrages dans leurs achats ». Celle là, il la répète partout sans rire, y compris pour « expliquer » que les gens en vacances ont été moins au restaurant