Les députés de la majorité préparent leur assaut contre le loi du "Grenelle de l'environnement"
5 mai
« Ils sont remontés comme des pendules ». C’est ce que racontent à la fois les deux ministres de l’écologie et quelques parlementaires de la majorité favorables à la traduction des « accords » de Grenelle par une loi. Et c’est ce que confirme Marie-Christine Blandin, sénatrice des Verts, très inquiété de ce qui va se passer. En cause, un texte présenté il y a quelques jours par Jean-Louis Borloo, à l’examen au Conseil Economique et Social. En attendant de venir devant le conseil des ministres puis, en juin (parait-il...) devant le parlement. La majorité des députés de la majorité est décidée à tailler en pièces, à réduire en charpie un texte qui, pourtant, ne met essentiellement en avant que tout ce qui peut procurer des bénéfices aux ténors du BTP, c’est à dire l’isolation des logements. Autrement dit, le reste n’ayant pas d’importance (la trame verte, les réserves naturelles, la limitation des constructions d’autoroute, la diminution des produits chimiques en agriculture, le bio, la question des déchets, etc.), les Français vont être priés, moyennant quelques crédits d’impôts dérisoires, de payer la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre et tous les gaspillages imposés par la conception de leurs logements. Y compris ceux des maisons « Borloo » et « Boutin » qui fonctionnent toutes (quand elles existent) à l’électricité. Les bénéfices seront engrangés par les industriels du bâtiment.
Comme il leur faudra avaler sans discuter (trop longtemps) la réforme constitutionnelle qui ne leur plait pourtant guère, les parlementaires de la majorité vont se venger sur l’écologie.
Ils commenceront le 13 mai en votant définitivement une loi sur les OGM en tous points conformes aux souhaits de Monsanto, du GNIS et consorts, lesquels multiplient les déjeuners somptueux au restaurant de luxe et des Champs Elysées Le Doyen et les informations distillées par un officine de propagande, Amos prospective, soutenue par le Sénateur (de la Manche) et vétérinaire Jean Bizet « porte-parole » des multinationales de l’agro-alimentaire et fils du député (de la Manche) Emile Bizet également vétérinaire, qui occupa les mêmes fonctions de pression dans les années 70/80 pour tenter d’imposer les viandes dopées aux hormones et toutes les demandes du lobby agricole. Comme quoi, la malhonnête politique et intellectuelle est « génétiquement » transmissible. Surtout quand c’est financièrement...intéressant.