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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

jeudi 9 octobre 2008

Crise financière, environnement oublié, n'est-il pas venu le temps de jeter des pavés dans les vitrines des banques ?

Jeudi 9 octobre

La crise financière qui se prolonge, crise dont les bénéficiaires sont des personnages et des entités du monde financier qui récupèreront de la main droite ce qu’ils ont fait semblant de perdre de la main gauche, va peser sur l’environnement, sur la nature et aussi sur les causes et les effets du dérèglement climatique. D’abord, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour trouver ce qu’il serait possible de faire pour la nature, l’environnement et contre les pollutions avec seulement dix pour cent des milliards d’euros (le total dépasse largement désormais les 1200 milliards pour ce qui est connu) que différents pays (des Etats Unis à l’Europe en passant par la Russie) ont consacré (et ce n’est pas fini) à sauver des banques et des établissements financiers qui ont construit leur fortune et leur puissance sur l’exploitation des ressources naturelles, sur le commerce de l’argent et évidemment sur le chômage des salariés. Car évidemment, la préoccupation environnementale, ne doit pas faire oublier ce que des millions d’hommes vont subir, quand ils ne le subissent pas déjà : chômage, petits boulots, temps partiel, sans oublier la célèbre mobilité qui entraîne encore plus de dégagement de gaz à effet de serre.
Cette crise, comme je l’écrivais il y a quelques jours, va servir de prétexte à « ramener à la raison », les écologistes et les protecteurs de la nature, en leur expliquant que leurs exigences sont déplacées, que l’urgence est au retour de la croissance, qu’il ne faut pas ajouter au « fardeau » des entreprises. Comme si, au delà de la crise financière, l’économie ne continuait pas, cahin-caha, à fonctionner et à polluer. Tous ces bons apôtres, en choeur soigneusement coordonnés avec nos parlementaires, commencent à nous expliquer que, oui, évidemment, ils auraient bien voulu faire un geste pour l’environnement, mais qu’il n’y a plus de sous. Disons, pour en terminer avec la crise, que, simplement, on ne sait pas encore où sont passés ces sous. Donc, nos députés en discussion sur l’une des lois du Grenelle, au bout de trois jours, ont déjà (majoritairement et y compris à gauche) fait la preuve, dans leur entreprise de démolition du peu de résultats de ce Grenelle, qu’ils sont ignorants, incompétents, stupides et surtout sensibles à tous les groupes de pression. Exemples : Jean-François Coppé, patron des députés UMP, dirige la bataille contre ce qui reste du Grenelle dans le (premier) projet de loi en expliquant qu’elle ne doit rien coûter à l’Etat, et l’ineffable Patrick Ollier (de la même secte) qui a mené bataille contre le loup en expliquant qu’ils avaient été introduits dans le Mercantour par des hélicoptères du ministère de l’environnement, est en train de mener, pour EDF, une guérilla consistant à faire adopter un amendement visant à classer le chauffage électrique comme « écologique ».
Finalement, devant tous ces gaspillages, ces pillages et ce culot monstre des libéraux, je me demande très sérieusement si le temps n’est pas venu d’aller jeter des pavés dans les vitrines des banques.

PS qui n’a rien (enfin...) à voir : le maire de Paris, candidat (libéral, même s’il ne le dit plus trop fort)à la direction du PS peut il expliquer pourquoi la taxe d’habitation parisienne payable pour 2008 a augmenté, en moyenne, de 58 à 70 % ?

4 commentaires:

Jean-Christophe a dit…

Je suis écoeuré de tous ces politicards et capitalos qui nous dirigent. C'est pas dans la vitrine qu'il faudrait envoyer le pavé mais dans la g.....

Maxime N. a dit…

A croire qu'ils sont tous partisans de la durabilité faible, ce qui leur vaudra, espérons le, la fin de leur petit monde.

Boby a dit…

"je me demande très sérieusement si le temps n’est pas venu d’aller jeter des pavés dans les vitrines des banques."
Ouais le temps est venu de le faire! Mais apparemment ce n'est pas raisonnable, les lois naturels et divines du marché nous demandent d'avoir confiance et d'être solidaire. Nous avons le système/la chance que nous méritons, car nous somme niais. Être des vaches a lait solidaire, c'est plus un honneur qu'une condition révoltante.

bric a dit…

Messieurs les non comprenants de l'ump et autres sectes, merci de continuer intensément ce que vous faites déjà, cela afin que nous nous auto-détruisions le plus vite possible. ça urge.
Merci d'avance.