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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

mercredi 3 septembre 2008

Les nationalistes corses au secours du littoral: Reno et Auteuil dans leur collimateur

Mercredi 3 septembre

Bon, parlons sérieusement....

Tout prés de Porto-Vecchio, il reste au moins deux propriétés littorale à « visiter » : celle de Jean Reno, également ami de qui nous savons, et celle de Daniel Auteuil marié depuis deux ans à une héritière de beaux lambeaux du littoral corse du Sud. Bien entendu, il y a aussi les propriétés de du maire de Porto-Vecchio, député UMP de la Corse du Sud, président de l’assemblée territoriale corse, Camille de Rocca Serra, gros propriétaire terrien sur le littoral, notamment là où les nationalistes sont intervenus. Bien entendu, c’est cet élu-parrain qui délivre les permis de construire, qui supervise l’établissement de la nouvelle version du Plan d’Occupation des Sols et les décisions sur la « constructibilité » des terrains ; il a également des intérêts dans les sociétés de BTP. Ceci explique sans doute, que comme beaucoup d’élus corses, il réclame depuis des années des dérogations à la loi littoral qui protège, plus ou moins bien, toutes les côtes françaises. En fait, il est, avec ses camarades élus-politiques-promoteurs, sur le point de les obtenir.

On peut discuter des méthodes et de l’idéologie parfois douteuse des nationalistes corses, mais ils sont les seuls (comme le prouve l’annulation récente du pharaonique permis de construire du publicitaire Jacques Ségala) à se battre depuis des années contre la bétonisation de ce qui reste l’un des plus littoral français. Sur place, il suffit de s’y promener pour constater que non seulement il est en partie privatisé, interdit au public, mais également hérissé de constructions illégales.

Tout ceci explique la colère du président de la République qui protège les illégalités et les accroissements de fortune de ses amis aux dépends de l’environnement.

Après tout, la méthode du Préfet crameur de paillotes était bien la meilleure face à la lenteur de la justice corse sur les constructions illégales.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bien envoyé CM !!!

Jean-Luc

Patalbatros a dit…

En effet, c'est un constat navrant...Face à la pression des bétonneurs et à la complicité des politiques, l'action des "terroristes" corses a permis de protéger en partie ce superbe littoral. Quand j'entends les gens dire "ah, oui, c'est vraiment joli la Corse" et en même temps "il faut nettoyer cette racaille", je me dis qu'il faudrait leur expliquer un peu comment ça marche...
Bravo pour ce commentaire !

capicursinu a dit…

Il va falloir profiter rapidement du coté sauvage de la corse car malheureusement il ne durera pas longtemps. En effet, que faire face à une expansion démographique galopante, des intérêts énormes partagés par la classe politique locale, et une population locale qui elle aussi perd ces idéaux face à l’appât des gains de la spéculation immobilière...