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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

lundi 9 juillet 2007

Non aux caméras de surveillance, non à Big Brother

9 JUILLET

Pour changer de l'écologie (encore que...)

Le projet d'augmenter le nombre des caméras de surveillance à Paris et ailleurs est, à la fois, une idée stupide qui va rapporter aux sociétés spécialisés qui font le forcing depuis des années dans les coulisses du pouvoir et une idée parfaitement inutile. Car tous les rapports publiés par les spécialistes anglais, les rapports établis pour la RATP, les rapports du ministère de l'Intérieur français, montrent, chiffres précis à l'appui, que la présence des caméras n'entraine aucune diminution de la délinquance. En plus, l'expérience anglaise le prouve: ils n'ont aucune efficacité contre le terrorisme. De plus, si les caméras permettent ensuite, aprés un attentat, d'identifier des "suspects", elles n'ont pour l'instant entrainé aucune arrestation. Soit les "suspects" étaient morts au cours de leur attentat, soit on ne les a pas retrouvé. Toutes les arrestations sont en fait dues au travail de police classique. Le terrorisme (réel) n'est en fin de compte qu'un moyen commode pour restreindre nos libertés, pour nous suivre à la trace partout.
Les caméras constituent en fait (depuis qu'un certain Balkany et un certain Sarkozy les ont légalisées en 1995 et soustraites à la Commission Informatique et Libertés) un outil de contrôle social. Pour les élus locaux qui, laissant leurs polices municipales visionner les gens qu'ils connaissent, peuvent "tenir" leurs population. Pour le système d'Etat c'est une pression permanente, une ardente pression pour que tout le monde se conforme aux codes de bonne conduite, pour que l'individu "disparaisse".
Avec comme argument suprême "si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez pas à craindre les caméras".
Et il ne reste plus, ensuite, qu'à faire causer quelques sociologues rémunérés par les sociétés de vente des caméras, pour nous expliquer que "tout le monde est d'accord, que les gens n'ont plus peur d'être surveillés en permanence".
Un conseil: à chaque fois que vous apercevez une caméra, deux armes possibles: le lance-pierre ou la bombe de peinture

2 commentaires:

Marre des promesses a dit…

Ah oui, mais attention : le lance-pierre et la bombe de peinture contre un caméra, et hop ! Fiché génétiquement ad vitam aeternam.

Comme les faucheurs d'OGM, par exemple. Mais non, les OGM ne sont pas dangereux, vous ne pensez quand même pas que nos grandes entreprises allaient nous vendre de la merde sous prétexte de faire du pognon ?

Je pense, en ce qui concerne les caméras, qu'il serait préférable d'utiliser en permanence des masques à l'effigie de M. le Président Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. Comme ça, au moins, le coupable serait tout désigné...

Attention tout de même au caméra "en tir croisé" qui se surveillent les unes les autres.

Comme dans la série télé : "Bienvenue au village, numéro 6 !"

Blog de Claude-Marie Vadrot a dit…

Bien sur, les caméras ne sont qu'une minuscule émergence de l'iceberg "sécuritaire"...

CMV