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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

mercredi 23 mai 2007

REPORTAGE A CUBA ET NUCLEAIRE

23 Mai

Bonjour à tous et à toutes,

Pour cause de reportage à Cuba, le blog est au repos jusqu'au 30 Mai.
Je ne sais donc pas ce qui s'est dit à la réunion des associations avec Juppé et Sarkozy mais je trouve que le refus de Sortir du Nucléaire de s'y rendre (en posant des préalables) n'est pas de bonne politique. Pour une seule et bonne raison: pour l'avenir du territoire français et de la planète, il n'y a pas que la question du nucléaire. Il ne faut pas devenir "mono-maniaque".

1 commentaire:

ubique a dit…

Voici en résumé la position des associations d'après "Le monde":
Pour Allain Bougrain-Dubourg, la rencontre qui s'est tenue à l'Elysée, lundi 21 mai, marque un tournant. "C'est une étape historique, a-t-il déclaré à l'issue de la réunion entre Nicolas Sarkozy, le ministre de l'écologie Alain Juppé, et une dizaine d'ONG écologistes. Pour la première fois, on a pu parler de biodiversité sans qu'on nous traite d'intégristes." "Ils nous ont regardé sans préjugés. L'écologie est sortie de son ghetto", a renchéri Nicolas Hulot, tandis que Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace, relevait les "signes d'ouverture" donnés par le gouvernement.
L'atmosphère était comparable l'après-midi, lors de la rencontre entre M. Juppé - auprès duquel était resté M. Hulot - et les scientifiques et experts de l'environnement. "Les débats ont surtout porté sur le changement climatique et la biodiversité, ainsi que sur les problèmes d'expertise, relate le climatologue Jean Jouzel. On ressent une véritable ouverture et une vraie motivation." Le spécialiste de la biodiversité Yvon Le Maho a été frappé par la tenue du débat. "Par la seule présence d'Edgar Morin, il a pris une tournure humaniste, et a porté sur une approche globale, raconte le chercheur. L'expertise et la façon pour les politiques de faire le tri entre des théories différentes a été au coeur de la discussion."

AUCUNE PISTE POUR L'INSTANT SUR LE CONTENU
Le gouvernement a donné l'assurance que le "Grenelle de l'environnement" prévu à l'automne serait une véritable négociation. "L'époque des colloques est derrière nous, a déclaré M. Sarkozy. Le temps est à l'action." Plusieurs axes ont été définis : la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et des ressources naturelles, la santé et l'environnement, l'aménagement rural et la politique agricole, et la réforme de la gouvernance écologique (dont la réforme de la comptabilité nationale). " Je souhaite que la discussion soit franche et aboutisse à des décisions ambitieuses qui ne se résument pas au plus petit dénominateur commun", a affirmé M. Sarkozy. Les mesures seront décidées sur cinq ans, et une évaluation annuelle aura lieu.

Aucune piste n'a été esquissée pour l'instant sur le contenu des négociations. Un nouveau rendez-vous de travail doit avoir lieu à la mi-juillet. Même si M. Sarkozy ne veut "aucun sujet tabou", le nucléaire sera un thème d'affrontement. M. Juppé a affirmé que le gouvernement ne reviendrait pas sur le lancement du réacteur EPR, décidé avant l'élection présidentielle. Il s'est dit favorable "au nucléaire, mais certainement pas au tout nucléaire". "Les énergies renouvelables monteront en puissance, et l'efficacité énergétique, par exemple dans la construction, est un gisement considérable d'économies", a déclaré le ministre.

"Je ne me fais pas d'illusions, il y aura des sujets difficiles, a lancé M. Juppé, en parlant de l'agriculture. Ce n'est pas parce que l'ambiance était très sympathique et chaleureuse ce matin que chacun n'a pas ses positions." Le Parti socialiste a, de son côté, condamné une politique "d'affichage".