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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

lundi 21 janvier 2008

Et un seul dieu honorera et adorera: Sarkozy

Dimanche 20 janvier


Nom de dieu de nom de dieu!

Ras le bol d’entendre disserter sur les religions et leurs vertus éducatives ou moralisatrices : l’instit est prié de s’effacer au profit du curé, du pasteur, du rabbin ou de l’iman. Tous les bons apôtres du catholicisme, du protestantisme, du judaïsme et de l’islam se félicitent de voir leurs actions à la hausse tandis que la bourse baisse. Dieu nous est servi à toutes les sauces et je lui demande, non pas respectueusement mais fermement, de s’occuper de ses oignons et du sexe des anges, l’une de ses meilleures spécialités. La même prière s’adresse à tous ses attachés de presse du bénissage qui se disputent les ouailles et leurs morales avec gourmandise. A la niche, dieu ; ou plus exactement à la maison et à l’église, au temple, à la synagogue ou à la mosquée où toutes les croyances et toutes les superstitions sont légitimes. Pas de tolérance à l’extérieur pour les missionnaires de l’intolérance.

Je me souviens avoir dit pendant des années aux orthodoxes russes brimés par le régime soviétique : je me battrais pour votre liberté de culte pour avoir le droit de dire ensuite tranquillement que vous pratiquez une religion rétrograde, ce qui est votre droit. Que les autres aient plus ou moins ou mieux habillé leur volonté d’hégémonie spirituelle et politique ne change rien au fond et l’eau de vos bénitiers n’est pas prés d’être bio. Demain, je signe toutes les pétitions nécessaires pour une nouvelle mosquée, église ou temple, mais ensuite, restez y et n’intervenez ni dans la conduite ou la morale du pays ni dans mes habitudes ni dans ma vie privée. Fou-tez-moi-la-paix ! Je ne veux ni de vos conseils ni de vos superstitions sur les façons de manger, de penser ou de s’habiller. Arrière Satans de tous les cultes : vos dieux sont (plus ou moins, selon les jours) sympas mais ayez la gentillesse de les garder et de vous élever vers eux dans la plus extrême discrétion. Priez en silence, je vous prie.

La question n’est pas de savoir si je crois ou ne crois pas, la question est de faire en sorte que les missionnaires de l’intolérance passée, à venir ou présente ne se mêlent ni de ma vie ni de celle du pays.

Que ceux qui ont encore un doute s’en aille voir « Les Nouvelles Voltaire’s folies » au théâtre de l’Oeuvre à Paris, rappel salutaire que le philosophe ne s’attaquait pas à la foi mais à son usage politique et pernicieux.

J’ose le dire : à bas la calotte et vive la Sociale nom de dieu!

5 commentaires:

justainz a dit…

Hmmmm, qu'il est bon de se sentir en vie.... La colère en fait partie....
Un extrait d'un livre que je vous partage : Se libérer du connu de Krishnamurti
"Les structures de tous les changements extérieurs qu'amènenent des guerres, des révolutions, des réformes, des lois ou des idéologies, ont été incapables de modifier la nature profonde de l'homme, donc des sociétés. En tant qu'individus humains vivant dans la monstrueuse laideur de ce monde, demandons-nous s'il est possible de mettre fin à des sociétés basées sur la compétition, la brutalité et la peur. Posons nous cette question, non pas comme une spéculation ou un espoir, mais de telle sorte qu'elle puisse rénover nos esprits, les rendre frais et innocents, et faire naître un monde totalement neuf. Cela ne peut se produire, je pense, que si chacun de nous reconnaît le fait central que nous, individus, en tant qu'êtres humains, en quelque partie du monde que nous vivions, ou à quelque culture que nous appartenions, sommes totalement responsables de l'état général du monde.

Nous sommes, chacun d'entre nous, responsables de chaque guerre, à cause de l'agressivité de notre propre vie, à cause de notre nationalisme, de notre égoïsme, de nos dieux, de nos préjugés, de nos idéaux, qui nous divisent. Ce n'est qu'en nous rendant compte -non pas intellectuellement mais d'une façon aussi réelle et actuelle que d'éprouver la faim et la douleur- que vous et moi sommes responsables de la misère dans le monde entier parce que nous y avons contribué dans nos vies quotidiennes et que nous faisons partie de cette monstrueuse société, de ses guerres, ses divisions, sa laideur, sa brutalité, et son avidité -ce n'est qu'alors que nous agirons.

Mais que peut faire un être humain? Que pouvons nous faire, vous et moi? Nous nous posons là une question très sérieuse : est il possible de faire quoi que ce soit? Que peut on faire?... Quelqu'un pourrait il nous le dire? De soi-disant guides spirituels- qui sont censés comprendre ces choses mieux que nous- nous l'ont dit en essayant de nous déformer, de nous mouler selon certains modèles, et cela ne nous a pas mener loin; des savants nous l'ont dit en termes érudits et cela ne nous a pas conduits plus loin. On nous a affirmé que tous les sentiers mènent à le vérité : l'un a son sentier en tant qu'Hindou, l'autre a le sien en tant que Chrétien, un autre encore est Musulman, et ils se rencontrent tous à la même porte - ce qui est, si vous y pensez, si évidemment absurde.
La vérité n'a pas de sentier, et c'est cela sa beauté : elle est vivante. Une chose morte peut avoir un sentier menant à elle, car elle est statique. Mais lorsque vous voyez que la vérité est vivante, mouvante, qu'elle n'a pas de lieu où se reposer, qu'aucun temple, aucune mosquée ou église, qu'aucune religion, qu'aucun maître ou philosophe, bref que rien ne peut vous y conduire - alors vous verrez aussi que cette chose vivante est ce que vous êtes en toute réalité : elle est votre colère, votre brutalité, votre violence, votre désespoir. Elle est l'agonie et la douleur que vous vivez.
La vérité est en la compréhension de tout cela, vous ne pouvez le comprendre qu'en sachant le voir dans votre vie. Il est impossible de le voir à travers une idéologie, à travers un écran de mots, à travers l'espoir et la peur.
Nous voyons donc que nous ne pouvons dépendre de personne. Il n'existe pas de guide, pas d'instructeur, pas d'autorité. Il n'y a que nous et nos rapports avec les autres et avec le monde. Il n'y a pas autre chose. Lorsque l'on s'e n rend compte, on peut tomber dans un désespoir qui engendre du cynisme et de l'amertume, ou, nous trouvant en présence du fait que nous et nul autre sommes responsables de ce monde et de nous-même, responsables de nos pensées, de nos sentiments, et de nos actes, nous cessons de nous prendre en pitié. En général, nous prospérons en blâmant les autres, ce qui est une façon de se prendre en pitié."

Allez pas de pitié pour être en joie, simplement pour l'exemple...

Bien à vous et à tous les Dieux!!!

Blog de Claude-Marie Vadrot a dit…

Donc pas besoin de dieu pour choisir le sentier, s'il existe...

cmv

bric a dit…

En plus, les dieux sont tombés sur la tête ;)

coco_des_bois a dit…

Claude Marie, ça fait un bien fou de lire ça... c'est tellement rare !
Aujourd'hui comme d'hab les médias rampent devant cette dégoulinade de Jesusification sarkozyste... dieu et encore dieu, y'en a plus que marre...

Tout ce que tu dis est à diffuser largement, à l'heure où on peut lire des atrocités comme sur l'avortement.

Merci encore une fois de ta liberté de ton.

coco_des_bois a dit…

et merci justainz pour ce texte...