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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

lundi 4 décembre 2006

Bayrou (prononcer Baïrou)

4 décembre

* Il fait peine le berger béarnais: ce soir à France Inter, en trois quart d'heure, lui qui a signé le "pacte écolo" de Nicolas Hulot, il n'a pas réussi à prononcer une seule fois le mot environnement. Pendant toute la journée, invitée de la station, Juliette Gréco nous a chanté "j'ai la mémoire qui flanche...j'me souviens plus très bien..."

2 commentaires:

Ami des ours et des bergers a dit…

Il y a du boulot pour l'UDfF: la note que ce parti obtient en matière d'écologie n'est que de ... 5 sur 20 !

Lien :

http://www.lalliance2007.fr/index.php?page=notes

Gageons que les prises de position de LASSALLE au parlement ont pesées lourd dans cette note nullissime ...

Et Bayrou qui léchait les bottes de Nicola HULOT !

C'est sur que le Somport, l'IPHB et l'ours assassiné réunis ne pouvaient pas apporter la moyenne à l'UDF qui doit gérer son boulet anti-écolo : Jean LASSALLE ...

Mais ce n'est pas tout :

Encore des paroles ahurissantes de Lassalle ...

Je fais une recherche sur la part du budget de l'Etat destinée au ministère de l'écologie... et je tombe sur la prose incroyable de l'UDF Lassalle (à part ça, Bayrou se serait soi disant rapproché de Nicolas Hulot ... la bonne blague !) :

<< INTERVENTIONS DANS LES DÉBATS Budget 2007 - Ministère de l’écologie et du développement durable
mise à jour du lundi 13 novembre 2006

Extrait du compte-rendu officiel de l’Assemblée nationale :

M. le président. La parole est à M. Yves Cochet, dernier orateur inscrit.

M. Yves Cochet. Monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, comme l’ont souligné les orateurs précédents, l’écologie est à l’ordre du jour. Nous en entendons parler dans les conversations de nos concitoyens, nous la voyons des reportages à la télévision, nous regardons les films de Nicolas Hulot, de Yann Arthus-Bertrand et même celui d’Al Gore.
Néanmoins, la question n’est pas médiatique mais budgétaire et politique : est-ce que l’écologie est une priorité du Gouvernement ? La réponse est non. Votre ministère, madame la ministre, n’est pas au premier rang de l’effort budgétaire du Gouvernement pour 2007. Bercy nous parle, comme d’habitude, d’adéquation des moyens aux objectifs : avec 0,4 % du budget de l’État, les objectifs seront à proportion des moyens, c’est-à-dire une misère.

M. Philippe Rouault, rapporteur spécial. Le budget de l’écologie représentait 0,35 % du budget de l’État quand vous étiez ministre !

M. Yves Cochet. Non, 0,8 % ! Il faut calculer en proportion. Il faut aussi - j’y viendrai - rappeler le nombre d’emplois créés.
Si, depuis 2002, vous ne nous épargnez ni effets d’annonce, ni grands discours vertueux, du Président de la République notamment, ni campagnes de communication, les crédits environnementaux n’ont cessé de diminuer depuis que vous êtes au pouvoir, alors qu’ils avaient atteint, je le répète, 0,8 % du budget général quand nous étions aux responsabilités.
Mais un budget, ce ne sont pas seulement des moyens financiers, ce sont aussi des personnels. Vous annoncez la création nette de 40 emplois au ministère : nous en avions créé 800 !

M. Jean Lassalle. Hélas !

M. Yves Cochet. Comment, cher collègue ? Vous pensez donc qu’il y a trop de personnels pour défendre l’écologie sur le terrain, dans les directions régionales de l’environnement ou à l’ADEME ? L’écologie, c’est du terrain, et vous êtes bien placé pour le savoir !

M. Jean Lassalle. Pour ce qu’ils font, il y en a beaucoup trop !

M. Yves Cochet. Je comprends mieux pourquoi vous êtes favorable à ce budget si vous jugez qu’il y a trop de personnes qui défendent l’écologie en France ! De tels propos sont stupéfiants !

M. Jean Lassalle. Je ne suis pas du tout favorable à ce budget !

M. Yves Cochet. Avec moins de 4 000 agents, le ministère de l’écologie et du développement durable compte moins de personnels que la mission de conseil et de contrôle de l’État.
Mais venons-en à une analyse détaillée par programme. Vous annoncez une hausse de 32 % des crédits du programme « Gestion des milieux et biodiversité », dont bénéficient, il est vrai, les parcs nationaux, l’Agence des aires marines protégées et le réseau Natura 2000. Mais les réserves naturelles nationales ne constituent toujours pas une priorité budgétaire, alors que sept d’entre elles viennent d’être créées ou sont en cours de création. Si les apparences d’une stabilité des crédits de paiement sont préservées, sur le terrain, en région, les organismes gestionnaires de réserves naturelles sont en fait confrontés à une baisse ou à une stagnation de leurs dotations.
L’État continue de délaisser les associations engagées dans la sauvegarde de la biodiversité, qui avaient déjà vu leurs subventions baisser de 20 % en 2006.

M. Jean Lassalle. Ça, c’est bien !

M. Yves Cochet. Elles remplissent pourtant des missions que le ministère de l’écologie ne peut pas forcément assurer.

M. Jean Lassalle. C’est la Cour des comptes qu’il faut pour les associations !

M. Yves Cochet. En ce qui concerne le programme « Prévention des risques et lutte contre les pollutions », vous annoncez une hausse des crédits de 28,5 %. Le budget de ce programme ayant connu une baisse de 25 % en 2006, on se retrouve au niveau de 2005 ! Ce programme est le grand perdant des choix budgétaires du Gouvernement : les autorisations d’engagement sont passées de 178 millions d’euros en 2006 à 141 millions pour 2007. La baisse frappe les crédits des six actions du programme.
Comme en 2006, le programme « Conduite et pilotage des politiques environnementales et développement durable » bénéficie d’une hausse de ses moyens budgétaires, puisque la hausse affichée est de 9 % en crédits de paiement et de 20 % en autorisations d’engagement. Mais, si les pourcentages sont intéressants, les chiffres réels sont tout à fait décevants, comme le faisait observer notre excellente collègue du groupe socialiste. La mise en œuvre du plan climat ne mobilise que 1,25 million d’euros, au moment même où chacun reconnaît que le réchauffement est le problème majeur du xxie siècle, non seulement pour la France mais pour l’ensemble de la planète !

M. Jean Lassalle. C’est vrai !

M. Yves Cochet. Mais vous pensez peut-être, monsieur Lassalle, que c’est encore trop ?

M. Jean Lassalle. Non, pas pour cela !

M. Yves Cochet. J’en suis heureux, mais il faut bien payer ceux qui sont chargés de mettre ce plan en œuvre, c’est-à-dire les agents de l’ADEME. L’ADEME, c’est du travail de terrain, puisqu’elle fait du conseil auprès des collectivités, des entreprises ou des particuliers. Or quinze postes de cette agence sont gelés.

M. Patrick Braouezec. Quand le climat se réchauffe, c’est en effet paradoxal ! (Sourires.)

M. Yves Cochet. Quand il n’y a pas assez de femmes et d’hommes sur le terrain, quand l’Agence ne bénéficie que de 1,25 million d’euros, comment voulez-vous que ça marche ?
Outre les crédits consacrés au plan climat, 442 000 euros sont consacrés à l’adoption de modes de production et de consommation durables ; 320 000 euros à la reconnaissance et à l’évaluation des « agendas 21 » locaux ; 220 000 euros à l’éducation à l’environnement, et enfin 100 000 euros aux études. Tout cela est parfaitement dérisoire.
Depuis 2002 et les coupes claires qui ont été opérées dans le budget de l’ADEME, les moyens, financiers ou humains, de cette agence ne sont plus à la hauteur des enjeux de notre époque.
L’écologie, madame la ministre, n’est pas une affaire de mots, mais d’actes. L’urgence écologique nous impose des changements radicaux, non seulement dans notre vie quotidienne, mais également dans les politiques publiques. On ne les trouve pas dans votre politique. Avec votre budget, ce n’est même plus la maison qui brûle, c’est le bateau qui prend l’eau de partout et qui coule ! Ce budget-là n’est qu’une rustine dérisoire eu égard aux enjeux.
Pour conclure, je reprendrai à mon compte, moi aussi, les propos de Nicolas Hulot, l’ami avec lequel tout le monde souhaite être pris en photo ces derniers temps : « Avec 0,4 % du budget de l’État, l’écologie reste le parent pauvre de la politique française. » La planète et ses habitants méritent mieux que ce 0,4 %.(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste.)>>

CQFD sur la sincérité de l'UDF (et de l'UMP) quant aux moyens alloués à la protection de la nature dans ce pays : 0,04% du budget de l'Etat !! Et Lassalle demande encore moins !!!!

Anonyme a dit…

une phrase importante, et lourde de sens...:

M. Jean Lassalle. Pour ce qu’ils font, il y en a beaucoup trop !