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Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.

jeudi 25 octobre 2007

Grenelle: avancées et flou artistique...

25 octobre
20 heures

Il faut être beau joueur: dans l'état actuel des choses, le bilan du Grenelle de l'Environnement est plutôt positif car, dans leur diversité, les mouvements associatifs ont retrouvé une unité, ce qui permet de rappeler que toutes ensembles, elles ont bien plus d'adhérents que les partis politiques qui les traitent de "groupuscules" (Patricl Ollier). Bilan intéressant aussi pour certains sujets, en dépit du flou trés artistique (et pré-électoral pour les municipales) des annonces du président de la République, car il y a encore bien loin des décisions lorsque l'Elysée évoque, sur certains points cruciaux, des "mesures à l'étude"; et un certain nombre de groupes de pression ont réussi au dernier moment à bloquer les perspectives les plus importantes. D'autant plus qu'aprés le 15 décembre, il va falloir désormais surveiller le travail de sape législatif des parlementaires et voir comment certains présidents de région "de gauche" vont accueillir le gel du programme autoroutier. Le fin du Grenelle n'a provoqué que des haussements d'épaules et des ricanements de la part de la majorité des députés UMP.
J'ajoute que mon pessimisme-optimiste est basée sur la réflexion suivante: tout ce qui peut être positif pour l'avenir de notre planète et de notre santé est bon à prendre.
Mais, nous n'avons pas changé de religion: la croissance reste à la mode, les producteurs de voiture vont pouvoir nous en vendre des neuves et, surtout, le rapport Attali nous promet toujours un néo-libéralisme débarrassé du "principe de précaution". Alors, il faudra choisir et ce n'est pas encore fait...
Mais le satisfaction de la Confédération paysanne, notamment sur les OGM et les cultures "bio", est compréhensible. Surtout quand, ce soir, la FNSEA parle de "marchés" alors que tout le monde lui parle de pollutions et de dangers pour la santé et essaie de revendre à la population son "agriculture raisonné".
Mais il ne faudra pas que le pouvoir prenne prétexte des miettes intelligement jetées pour organiser la répression des associations de protection de l'environnement, les plus ou pointes ou les plus radicales sous prétexte que le Grenelle "aurait tout réglé". Ce qui est ce soir le credo de Jean-Louis Borloo alors que Nathalie Kosciusco-Morizet a le "triomphe" plus modeste.

5 commentaires:

ubique a dit…

J'aime les beaux joueurs. Aujourd'hui me semble un jour notable et pour la première fois depuis longtemps j'ai mis une fourchette dans mon cable télé, je l'ai approché de la fenêtre et j'ai ainsi pu regarder le journal télévisé, ce qui ne m'arrive jamais faute d'antenne...et d'envie. Mais ce soir, Une envie comme ça, pour voir ce qu'on en disait de tout ça. Et j'ai vu, j'ai repris ma fourchette,c'est vrai ça peut servir une fourchette. Mais franchement, on pouvait s'attendre à pire avec borloo. C'est bien.

Blog de Claude-Marie Vadrot a dit…

Oui, mais avec Nathalie Kosciusco-Morizet, on pouvait s'attendre à mieux...
Economisez votre fourchette.

CM

RL-blogue a dit…

A lire, à propos de chèvre et de chou, l'analyse très pertinente de Claude Bascompte, président des Amis de la Terre.
http://rl-blogue.blogspot.com

Jean-Luc a dit…

Tout à fait d'accord avec le commentaire de CMV.
Quand je vois le titre du "Monde": "Sarkozy vante une France pionnière de l'écologie", je me dis que pour le moment on reste dans les paroles et un minimum d'intentions, j'espère seulement pas dans la propagande. Quant à la france pionnière de l'écologie, je me pince pour être sûr de ne pas rêver. Une fois que les 2 Prix Nobel (alibis?) s'en seront allés, que les lobbies, nos chers parlementaires nationaux, et le renvoi de certaines décisions sur l'Europe, tout cela aura fait son cheminement classique, que restera-t'il de cette fameuse "révolution écologique"?
Le satisfecit "pincé" de notre autre Nicolas sur sa chaine de télé favorite?
Je crains fort que çà ne fasse pas le taf, comme on dit familièrement.
One more time. Et malheureusement!

Blog de Claude-Marie Vadrot a dit…

Je ne considère pas les gens du GIEC comme un "alibi", ils ont fait du boulot, en 20 ans, mais ils ne sont pas le décisionnaires.

CMV